08-02-2007

Last Day in NZ

Last day in New-Zelande, déjà ;-( Voilà, le temps est venu pour nous de quitter le pays maori. Ce mois et passé tellement vite! Vivant à 200% cette escapade, nous avons profité de paysages incroyables, bien différents de ceux d'Australie. Une bouffée de relative fraicheur nous amenant au milieu d'un monde volcanique à l'activité bien réelle sur l'ile du Nord, puis la découverte de ces fjords, glaciers et lacs d'un calme rémanant sur l'ile du Sud, nos yeux ont pris l'habitude de briller à chaque nouveau coin de paysage. J'ai aimé ces paysages, ces animaux sauvages (bonjour à mon pingouin préféré) et cette culture maori, qui, même si aujourd'hui largement européanisée, continue a perpétuer ses rites et à respecter les croyances ancestrales. Un jour, j'apprendrai le maori, tiens! Notre avion est censé décoller en fin d'après-midi, donc nous avons encore un peu de temps à passer au pays du long nuage blanc :o) Dernier petit tour dans le centre de Christchurch, puis nous prenons la direction de l'aéroport où nous y déposons nos bagages. A quelques centaines de mètres du terminal d'embarquement se trouve l'International Antarctic Centre, qui abrite à la fois un musée mais également un centre de recherche scientifique et une base aérienne de départ pour les expéditions en Antarctique. De gros avions cargo (style Hercules) attendent bien au chaud sur le tarmac, prêts à aller se geler les miches où plutôt les ailes dans le froid polaire. Le centre offre de nombreuses expositions interactives sur les pygmées d'Amazonie, les pays africains et la jungle équatoriale, euh... pardon, sur la géologie, la faune et flore du continent glacé, les différentes expéditions et moyens mis en oeuvre (bases, transport matériel, conditions de vie), le climat (pas la peine d'emmener son bikini), etc... Il y a une reconstitution de la Scott Base, avec un jeu de sons et lumières: on s'y croirait presque. On peut également tester une "vraie" fausse tempête polaire: munis de bottes et d'un anorak, ils nous enferment dans une grande pièce enneigée (il y a même un toboggan de glace), et activent une soufflerie qui envoit de l'air glacé. Bon, ceux qui n'ont pas eu le temps de se précipiter dans l'igloo à temps sont malheureusement morts de froid. Ils sont cruels ces scientifiques, hein! ;o) Blague à part, le centre possède également une colonie (vivante je vous rassure) de Blue Penguins.

 Ce sont les petits pingouins bleus que nous n'avions pas pu voir à Oamaru. En milieu d'aprèm, retour à l'aéroport pour enregistrer nos bagages, puis vers 18h45, un Boeing 777 tatoué Emirates quitte définitivement le sol néozélandais. A son bord, 2 petits frenchies rêveurs, heureux d'avoir pu découvrir ce passionant pays, et jurant d'y revenir un jour... Adieu Aotearoa, il est temps pour nous de continuer notre aventure australienne. Nous avons encore temps de choses à découvrir....

07-02-2007

Christchurch Day 2

Bon, ce n'était pas une journée très productive, mais on aura au moins eu l'occasion de se reposer. Petite ballade en ville sous un soleil généreux, puis soirée avec Rolf, un norvegien (et retraité) qui voyage aux quatre coins du monde pour faire de l'escalade. Un type vraiment très sympa et intéressant...


J'ai un petit sentiment de tristesse en allant me coucher: nous passons notre dernière nuit aux pays des kiwis...
Dans ma tête résonnent encore les Hakas, ces danses guerrières maoris auxquelles nous avions assister à Rotorua. Celle qui suit fut écrite en 1810 par le chef maori Te Rauparaha. Peut-être certains d'entre-vous la reconnaîtrons: les Alls Blacks (équipe néozélandaise de rugby) l'entonnent avant chaque match:

Ka Mate! Ka Mate!
Ka Ora! Ka Ora!
Ka Mate! Ka Mate!
Ka Ora! Ka Ora!
Tenei Te Tangata Pu'Ru-Huru
Na'A Nei Tiki Mai Whaka-Whitite Ra!
Hupane! Ka-Upane!
A Hupane! Ka-Upane!
Whitite Ra!

(bon, ils radotent un peu quand-même).

06-02-2007

Christchurch Day 1

Bienvenue en Angleterre! Christchurch, fondée en 1850 par l'église anglicane, a un côté très anglais. Well, sans doute à cause de l'architecture de ses églises et de ses vieux bâtiments, et puis de ses vieux trams qui arpentent les rues. Architecture anglaise, traditions anglaises, beaucoup de gens la considère comme la ville la plus english en dehors de la "Mother England". Une atmosphère très décontractée flotte dans les rues et on a un peu de mal à croire que c'est la deuxième plus grande ville de Nz. Apres avoir rendu la voiture (le problème de la fenêtre arrière n'avait pas l'air de les géner), nous passons l'aprèm en ville. Cathedral Square qui accueille la Christchuch Cathedral est LA place publique à ne pas manquer. Les gens (locaux, touristes, étudiants..) viennent pour y déguster des glaces, s'affronter dans une partie d'échecs géante, regarder les artistes de rues ou simplement paresser au soleil.

Pas très loin, de l'autre côté de l'Avon River que l'on peut découvir en gondole, se trouve le Arts Centre. Il occupe les bâtiments de l'ancienne université et accueille bon nombre de boutiques artisanales: fabrication de bougies, d'objets en bois, de bonbons et chocolats, sculpture en jade ou en os, poterie.... ainsi que des ateliers de peintres. Le Chistchurch Art Gallery est quand à lui un musée d'art contemporain, qui, à moins d'être un passioné de sculptures affreuses ou de tableaux sans intéret (5 minutes de visite suffisent), ne vaut le détour que pour sa superbe architecture. L'architecte s'est inspiré si je me souviens bien de la forme de fougères, emblème de Nz. Il est vraiment bien réussi, à l'intérieur comme à l'extérieur. Je continue ma journée dans les jardins botaniques crées en 1863 où se dressent d'énormes sycamores, puis au Canterbury Museum: vie et moyens de transports au siècle dernier, peuples maoris et du Pacifique, faune et flore [...], et une reconstitution de la base scientifique de Hallett en Antarctique. Dodo dans un backpacker: enfin un vrai lit!

05-02-2007

Akaroa

Nous passons la journée du lundi sur la péninsule de Banks, à quelques dizaines de kilomètres de la seconde plus grosse ville de NZ, Christchurch, que nous visiterons un peu plus tard. Cette langue de terre fait partie intégrante de 2 immenses et très anciens volcans qui se seraient éteint (enfin façon de parler, car les éruptions furent dévastatrices) y a 500 millions d'années.

Au milieu du 19ème (1840), les occupants des lieux, 2 tribus maoris ennemies constamment en guerre, virent arriver des colons parlant un bien etrange language. Non pas :" Hello, do you want a cup of tea?", mais plutôt: "Bonjour messieur, tu veux du saucisson?" . Des français, donc. Malheureusement pour eux, les anglais s'appuyant sur le traité de Waitangi signé la même année, ne tardèrent pas à rappeler à cette communauté de frenchies que la Nouvelle-Zélande appartenait désormais à la couronne britanique..dans sa totalité. Trop tard les gars! L'ile du Sud aurait donc sans doute été française si l'expédition avait passé un peu moins de temps à étudier les petits papillons et les jolies petites fleurs récoltés en cours de route! Akaroa, que les néozélandais appellent "little France", est aujourd'hui une petite station balnéaire tres charmante, et ses vieilles maisons en bois se dressent fièrement le long des rues portant des noms familiers: rue Levaud, Balguerie ou encore Cachalot. Et il en est de même pour les boutiques qui, arborant des drapeaux tricolores, vendent des produits importés de France. Cet aprèm avait lieu un grand rassemblement de vieilles voitures, on en a aperçu une centaine, toutes plus sympas les unes que les autres: voiture style Tintin au Congo, voiture d'Al Capone... et elles roulent encore.

 

La route que nous empruntons pour rejoindre Christchurch offre de superbes panoramas sur la Banks Peninsula ainsi que sur la côte du South Pacific, puis du haut du mont Cavendish, sur la région de Christchurch. Dernière nuit à bord de notre "super-pratique-et-comfortable-pour-y-dormir" voiture. Ah au passage, on aura roulé un peu plus de 4000kms avec ce tas de ferraille. Bon, j'exagère un peu, elle n'était pas si mal que ça tout compte fait...

04-02-2007

Mt Cook National Park

Niché aux pieds des plus hauts sommets d'Océanie se trouve le Mount Cook Village, d'où partent plusieurs sentiers de randonnée en direction du Mt Cook. Depuis toujours, les maoris le nomment Aoraki, ou "perceur de nuages", et ses 3754m en font le plus haut des 27 sommets à plus de 3000 mètres qui dessinent l'épine dorsale des Southern Alps, "Te Tiri o Te Moana " en maori (vous allez bientôt finir par parler cette langue couramment !). Bon vous me direz, c'est assez rikiki comparé aux 4807m du Mt Blanc, mais ça fait quand même un bon gros tas de roche. On ne s'en rend pas vraiment compte, mais ces Alpes néozélandaises sont à elles seules plus longues que les Alpes suisses, autrichiennes et italiennes combinées.
Si ce matin le temps est plutôt maussade, notre humeur, elle, ne l'est pas: bien motivés, nous partons en randonnée pour quelques heures. On verra ainsi d'un peu plus près le Mt Aoraki et ses collègues rocheux (Mt Sefton et Footstool) , la Hooker Valley qui répercute de temps en temps le grondement des avalanches de glace, et le Hooker Glacier qui disparait dans un lac où flottent de gros glaçons.

L'après-midi, nos jambes nous portent dans une autre vallée à la rencontre des pseudos "Blues" Lakes et du glacier Tasman (le Mt Tasman est le deuxième plus haut sommet). De nombreux icebergs aux teintes bleutées flottent sur le lac au pied du glacier, et au loin, on aperçoit un zodiac qui slalomme au milieu des blocs de glace: l'Antarctique à 2 pas de chez soi ! Le glacier a pourtant perdu énormement de son importance durant ces dernières décennies, et si un jour je devais retourner en Nouvelle-Zélande, je ne serai pas sûr de reconnaitre le paysage. Tiens au fait, vous rappelez-vous du Franz Joseph et du Fox Glacier, que nous avions découvert lors de notre descente le long de la côte ouest? Et bien nous sommes à peu près à leur niveau, mais de l'autre côté (versant Est) de la chaine alpine.

Nous quittons enfin le domaine montagneux et longeons le superbe et turquoise lac Tekapo. Une petite église très photogénique, The Church of the Good Shepard, est batie sur la rive et profite vraiment d'un cadre magnifique. Ce coin est vraiment reposant. Par ailleurs, le ciel est extrèmement pur à cet endroit, et un chapelet de télescopes ont été installés sur les collines avoisinantes. La route, bordée de fleurs sauvages, s'enfonce ensuite dans le Mackenzie Country, et après le petit village de Grenadine, pose dodo dans la Peel Forest.

03-02-2007

Oamaru

Samedi 3 Février Avant de quitter Dunedin et reprendre la route vers le Nord, nous nous arretons quelques instants à Baldwin Street. Avec une pente d'environ 20 degrés, il s'agit de la rue la plus en pente....du monde! Sympa pour tester la fiabilité de son frein à main... Puis notre voiture avale les kilomètres jusqu'à Oamaru "la ville pingouin", avec un ptit stop au passage aux Moeraki Boulders, des espèces de mini Lunes où plutôt des gros ballons de foot fossilisés. Visibles à marée basse, ces rochers que les touristes chevauchent sans ménagement ont plusieurs millions d'années.

 

Arrivée un peu plus tard à Oamaru, cette petite ville qui fleurit dans les années 1860, durant la ruée vers l'or de l'Otago (cette province de NZ dans laquelle nous nous trouvons). Je crois que Romain sera d'accord avec moi si je vous dis que c'est une ptite ville dans laquelle il fait vraiment bon vivre. Le soleil se réfléchit sur les facades en limestone des bâtiments anciens, et une atmosphère décontractée et chaleureuse flotte dans les rues. Mais si Oamaru vaut également le détour, c'est parce qu'elle abrite une colonie de Blue Penguins, les plus petits du monde. Pas de chance, il nous faudrait attendre la tombée de la nuit pour les voir rentrer de leur ballade en mer...tant pis, on zappe. On aura sûrement l'occasion d'en voir plus loin.

On quitte ensuite la côte Pacifique pour s'enfoncer dans les terres, avec un seul objectif en tête: rejoindre la chaine alpine et son plus haut sommet, le Mont Cook/Aoreaki, avant la tombée de la nuit. Il y a quelques points d'intérêts en chemin, notamment les Elephants Rocks perdus au milieu d'un champ, d'anciens motifs maoris peints sur des rochers et un fossile de baleine dont l'âge est estimé à plus de 20 millions d'années. Ca fait un beau nonos, non? La route longe ensuite le lac Benmore retenu par des barrages hydro-électriques, et laisse alors entrevoir les premiers contreforts des Southern Alps. La petite ville d'Omarama (où le milliardaire americain Steve Fausset va tenter (ou a tenté?) de battre le record du monde d'altitude pour un planeur) nous voit passer en coup de vent, de même que les Clay Cliffs, d'anciennes falaises érodées. Puis viennent ces grandes plaines dorées, où se déroula il y a quelques années une grande bataille...fictive: ce sont les Pelennor Fields aperçus dans le film le Seigneur des Anneaux. En fin de journée, la silhouette reconnaissable du Mont Cook, coiffé d'une perruque blanche (préparez vos skis ;-) se dessine enfin au loin. Nous dormirons au sein du Mont Cook NP, près du lac Pukaki. Encore un lac formé par une retraite glaciaire...

02-02-2007

Dunedin & Otago Peninsula

Leves aux aurores nous reprenons la route pour joindre quelques heures plus tard Dunedin (110800 hab.), situee plus au  nord. Fondee par l'Eglise d'Ecosse, elle emprunte en fait son nom a la traduction d'Edinburgh en celtique. Mais nous visiterons la ville plus tard! On profite du Soleil genereux (et ce n'est pas tous les jours) pour aller sur la Otago Peninsula a quelques kilometres seulement de Dunedin. Cette peninsule (ok, je crois que la traduction n'etait pas indispensable!) est un veritable refuge pour les oiseaux, qu'ils soient migrateurs ou non. Et ce qui en fait son attraction principale je pense, c'est cette colonie d'Albatros Royals nichant a l'extremite de cette langue de terre. Allez, je vais vous epater: c'est en fait le seul lieu de reproduction sur un continent de ces incroyables piafs. Incroyables, car: les adultes peuvent faire 1m50 et avoir une envergure d'aile de 3m50!, et peuvent voler/planer a la vitesse de 160km/heure. Autre chiffre: certains parcourent plus de 200000 km/an...ca laisse reveur. Le seul moyen de les observer (sur le site ou ils nichent) est de payer une vingtaine de dollars, au Royal Albatros Center. Un guide nous explique alors pas mal de choses sur ces "grands voyageurs des mers" et une plateforme camouflee et vitree permet de les observer (a bonne distance quand-meme).

C'est dingue de savoir qu'ils peuvent parcourir plusieurs centaines de kilometres juste en planant! On en a apercu 6 dont 1 petit a terre, et un septieme volant a une vitesse prodigieuse au ras de l'eau, frolant les vagues. Dur dur a photographier... Cette peninsule abrite egalement de nombreux autres animaux: fur seals, hookers sea lions (apercus a Allans Beach), leopards et elephants de mer (peuvent atteindre 3 tonnes), pingouins en tout genre, etc..

La route qui serpente sur les hauts reliefs de cet endroit sauvage est tres belle. Elle nous conduit au pied d'un chemin de rando qui traverse des champs ou broutent des glos moutons bien laineux. C'est bete un mouton. Et au lieu dit Chasm, un gouffre immense marque le paysage, formant une sorte d'enorme arche naturelle. La vue sur ce trou beant, sur les collines, la mer et les lagunes est vraiment superbe. Nous retournons en fin d'aprem a Dunedin. C'est marrant on a croise pour la deuxieme fois un type qui faisait le tour du monde avec sa moto: la premiere fois, c'etait a Perth...Le backpacker ressemble plus a une villa de particulier qu'a une auberge, c'est vraiment peinard.

Le jour suivant, vendredi, nous visitons la ville. Il y a de beaux batiments tels que la gare centrale, de vieilles eglises, et l'universite d'Otago qui ressemble beaucoup a celles que l'on peut voir en Ecosse. Le centre-ville est en forme d'octagone, c'est assez original. Nous visitons egalement l'Otago Museum, abritant des expos interessantes: les differents peuples du Pacifique et leurs modes de vie, la civilisation maori, la faune et la flore du coin, etc... ainsi qu'une partie tres interessante consacree a l'Antarctique...qui n'est pas si loin que ca de la Nouvelle-Zelande! Nous dormons le soir dans la voiture sur les hauteurs de Dunedin. Je crois que les gens qui habitaient la maison a proximite nous on pris pour des cambrioleurs...mais bon.

31-01-2007

Gros Patapoufs poilus

Les côtes de la région des Catlins dans laquelle nous nous trouvons sont très exposées à la houle de l'Antarctique, et les vagues peuvent atteindre 13m de haut! Alors au milieu de cette mer dechainée, de grosses bestioles poilues viennent se reposer et paresser sur les plages. Et ce matin, alors que nous venons tout juste de nous lever, on aperçoit sur la plage des Hookers Sea Lions, une espèce rare et menacée de lions de mer. Un gros mâle et plusieurs femelles grognent (jouent?), baillent, se font des calins, et les femelles semblent s'affronter pour s'octroyer le droit de dormir à côte du gros lard. Ce sont vraiment de grosses bébettes, pouvant atteindre 500kg à l'âge adulte. En tout cas, mieux vaut ne pas trop s'approcher car meme si ils ont l'air mignons, ils ne se priveraient pas pour croquer un ptit bout de bras. 

Après cette rencontre sympa et inattendue, nous reprenons la route, direction le sud patron, la pointe la plus au nord de la Nouvelle-Zélande: Slope Point (46°40′40″S, 169°0′11″E) .Jamais nous n'aurons été aussi loin de notre bonne vieille France et aussi près de l'Antarctique ! On accède à ces falaises du bout du monde par un sentier, dans un private land. Puis c'est repartit, à l'Est désormais. Nous nous arrêtons à Curio Bay, une plage laissant apparaitre à marée basse une forêt pétrifiée, âgée de 180 millions d'années! C'est une sensation étrange que de marcher sur un sol foulé autrefois par les dinosaures. A la différence près que les troncs sont désormais fossilisés. Une silhouette familière semble nous observer: un pingouin, mais cette fois-ci il s'agit d'un Yellow Eyed Penguin (hoiho en maori), l'espèce la plus rare et la plus menacée. Il n'y en aurait que 1800 sur Terre: 1200 en Antarctique et le reste en NZ et dans les îles avoisinantes. Il est vraiment joli avec sa tête cernée d'un cercle jaune (cf photo).

Nous laissons là ce pauvre petit père et remontons dans notre charriote endiablée (Messire, un sarrasin). On longe Porpoise Bay, baie où cohabitent des surfeurs et les Hector's Dolphins, les plus petits dauphins du monde (et au passage, l'un des mammifère marin les plus menacé d'extinction). Sur la route, quelques arrêts et notamment des chutes d'eau, les Mc Lean Falls, et un superbe point de vu (gâché par la pluie) à Florence Hill, sur une plage bordée par la forêt. Allez, on aime bien les cascades (mais si!), on va s'en refaire 2 au passage: les Matai Falls et les Purakaunui Falls. A proximité se trouve le Jack's Blowholes, un gouffre de 55m de profondeur, relié par des conduits naturels souterrains à la mer située à 200m de là. L'eau s'y engouffre avec violence.

Petite pause course quelques kilomètres plus loin à Owaka, principale ville des Catlins, puis à Cannibal Bay. Des ossements humains y furent découverts il y a quelques années, donc...méfiance :o) Après tout, c'est peut être ce couple de lions de mer avachis à quelques mètres de nous qui seraient les coupables? Qui Sait? Euh...bon, on va les laisser dormir alors :-P  Vers les 17h nous arrivons à Roaring Bay. Un poste d'observation permet de voir à couvert des Yellows Eyed Penguins. Ils rentrent de leur ballade quotidienne en mer pour aller nourrir les petits restés à terre. Il est important de ne pas se faire voir (ou le moins possible) car ils sont extrèmement timides. Voir ou juste entendre une personne peut les stresser, et cela joue (indirectement) sur leur reproduction.

La route continue jusqu'à  Nuggets Point, dont le phare construit en 1819 en marque l'extremité. Ce bout de terre qui s'avance dans l'océan est le refuge de nombreux animaux: phoques à fourrure (fur seals), lions et éléphants de mer, cormorans, goélands, pingouins (Yellow-Eyed , Blue, Empereur, Royal..)... De bonnes jumelles ou un bon zoom (merci mon appareil photo!) permet de les observer du haut de la falaise. Le Soleil couchant donne aux  gros rochers qui émergent de l'eau l'aspect de nuggets, d'où le nom Nuggets Point. En repartant de ce petit coin sauvage, j'ai la chance de voir d'assez près (mais en restant volontairement caché) une colonie de Yellow-Eyed. Sont vraiment mignons!

Ce soir, dodo près de la plage de Kaka Point. Le vent de l'Antarctique refroidi vraiment le fond de l'air...

30-01-2007

Milford Sound

Fjordland est l'un des plus vieux (et pluvieux) endroit de Nouvelle-Zélande, avec des roches datant de 450 millions d'années. Les vallées (fjords) furent formées par la lente érosion des éléments et le travail méchanique des glaciers. Lorsqu'on arrive ici, on sent une nette différence de température avec le reste du pays: plus froid, mais également plus humide. Le relief stoppant en effet net les masses nuageuses provenant de l'océan, il pleut des quantités astronomiques d'eau chaque année: jusqu'à 9m/an! Il parait que c'est un des endroits les plus humides de la planète. Comme je vous le disais, ces fjords sont assez inaccessibles, seuls quelques chemins de rando (de plusieurs jours) ou une croisière en bateau permettent d'en explorer quelques recoins. Du coup, la nature y est restée intacte, sauvage, se voyant accueillir de nombreuses espèces endémiques végétales et animales. Par exemple le Kakapo, un perroquet nocturne incapable de voler. Pingouins, dolphins, phoques, oiseaux (...) y vivent peinards. Ce coin isolé a une autre particularité: les grandes quantités d'eau douce qui s'y abattent chaque année forment une couche épaisse (riche en tanins) au dessus de l'eau de mer, plus lourde. La lumière est ainsi davantage stoppée, et l'écosysteme sous-marin abrite des espèces vivant habituellement dans les océans à de grandes profondeurs.

 

Milford est très touristique car c'est le seul fjord accessible par une route. Du coup, lorsque nous voyons arriver ce matin une ribambelle de bus touristiques (photo photo), ça gache un peu l'ambience sereine. Mais une fois qu'ils ont embarqué sur des bateaux de croisière, un calme relatif s'installe à nouveau. Le temps n'est pas exceptionnel et les reliefs sont cachés par les nuages. Je crois que la croisière en bateau, ce sera pour une autre fois. Petite rando à la place, puis nous repartons vers le village de Te Anau ( et visite éclair du Wildlife centre, qui abrite quelques piafs protégés). Direction ensuite Manapouri, base de départ pour les croisières vers Doubtful Sound, le plus large et peut-être le plus beau des fjords de Fjordland. Le capitaine Cook aurait été le premier à le découvrir, en 1769... Mais nous n'irons pas, car la croisière est trèèèès chère (et dure plusieurs jours).

La Southern Scenic Route que nous suivons rejoint la côte sud, avec en chemin quelques points d'intérêts: le Clifden Suspension Bridge, construit en 1899, et le lac Hauroko, dont les 462m en fond le plus profond de NZ. La route longe ensuite la côte et des petits arrêts s'imposent avant d'arriver à Invergargill: le point de vue depuis les falaises côtières de Te Waewae Bay (on est censés voir des dauphins, ah bon?) et une minuscule île accessible à pattes à marée basse, Monkey Island. Bizzar, à part nous, pas un seul autre singe. On arrive en fin de journée à Invercargill, la "grosse" ville du sud de l'île (50000 hab). Bon, je vous le dis tout de suite, l'endroit n'a pas beaucoup de charme. Les rues sont quadrillées autour d'une large et longue artère principale, mouais. Je crois que ce que je retiendrais le plus de cette ville, ce sont ces types qui s'amusent à faire des courses et des dérapages dans les rues, avec leurs voitures tunées et boostées. On se croirait dans le jeu Need For Speed Underground! Et il y en a partout, c'est dingue!

On dormira donc peinards quelques kilomètres plus loin à Waipapa Point, loin de ces tarés. Le phare de la pointe (1884) nous servira de veilleuse. Good Night

29-01-2007

Going Fjordland

Ce matin le Soleil pointe le bout de son nez et nous découvrons enfin les Remarkables dans toute leur splendeur. Les précipitations de la veille les ont coiffé d'une légère couche de neige les rendant un peu moins "effrayantes". Nous partons aujourd'hui vers le Fiordland National Park, à l'ouest, probablement la partie la plus sauvage et reculée mais également la plus belle de Nouvelle-Zelande. La plus pluvieuse également :o) La route n°6 que nous suivons continue son petit bonhomme de chemin le long du lac Wakatipu, et quelques heures plus tard nous arrivons à Te Anau, porte d'entrée des merveilleux fjords: Doubtfull Sound (uniquement accessible par bateau) et Milford Sound. Petite pose sur les rives du lac Te Anau, entouré par les Murchison Mountains, puis nous repartons. Plus on se rapproche de notre destination, Milford Sound, plus le temps se dégrade. Nous entrons enfin dans le Fjordland NP, la route s'enfonçant alors dans une large vallée qui se rétrécit petit à petit. Quelques arrêts de temps en temps, avec notamment: Mirror Lakes, censé refléter les montagnes (censé, car là ce n'est absolument pas le cas, trop de vent), et Cascade Creek.

Nous franchissons The Divide, le passage permettant d'accéder au versant ouest des Alpes du Sud, et petit détour dans une vallée encaissée (Hollyford Valley) pour admirer les Humboldt Falls (une cascade, une de plus!). Un tunnel, long de 1207m, est la seule et unique voie permettant de franchir le mur gigantesque qui se dresse en face de nous. Une montagne infranchissable, verticale, dont les flancs sont saignés par de nombreuses chutes d'eau. C'est plutôt impressionant. Le tunnel débouche ensuite dans une vallée très étroite, le Cleddau Canyon, surmontée par les 2746m du Mont Tutoko. Malheureusement le ciel très nuageux réduit la visibilité. Avant d'arriver au tant attendu Milford Sound, nous nous balladons dans la forêt pour allez voir la Cleddau River s'écouler avec fracas au milieu de rochers érrodés, formant une sorte de pont naturel.

Et puis en début de soirée, ce paysage magique probablement le plus photographié de NZ se dévoile sous nos yeux: Milford Sound, un fjord dominé par l'ombre bienfaisante du Mitre Peak (1689m). Milford Sound est un peu ce que le célèbre rocher rouge Uluru est à l'Australie. Bon, en ce qui nous concerne, nous avons le droit à un traitement de faveur: l'ombre pasbienfaisante du tout de gros nuages noirs bien chargés. Et la pluie ne tarde pas à s'abattre. Ca aura au moins l'avantage de clouer le bec au perroquet qui nous empêche de dormir. 

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Florent Vétillart

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