28-01-2007

Queenstown

Une bonne nuit de sommeil dans un vrai lit, ça fait du bien! Et notre descente vers le Sud continue... La Crown Range Road reliant Wanaka à Queenstown est magnifique: elle s'enfonce, sinueuse, au fond de vallées étroites et gravit des montagnes, dont les plus hauts sommets sont enneigés. A l'image du Coronet Peak par exemple et de ses 1646m : ce n'est certes pas le plus haut relief, mais il reste très fréquenté en hiver pour ses bonnes pistes de ski. Il y a également pas très loin d'ici la jonction de deux rivières (Clutha River et Kawarea River), formant ainsi l'une des rivières des plus rapide au monde (la deuxième en fait, après l'Amazone). Le rafting dessus, ça doit être tendu!

Nous faisons une petite halte à Arrowtown (sous la pluie toujours, grrrhh :o(, un ancien village née de la ruée vers l'or dans les années 1860. Des anciennes maisons ou plutôt cabanes, ayant appartenu à des colons chinois, on été restaurées. Ils s'y installèrent dans l'espoir de faire fortune, mais mal acceptés, ils se reconvertirent dans leur occupation traditionelle de fermier. Leurs conditions de vie étaient assez précaires. A quelques kilomètres de là: Queenstown (2500hab), qui se targue d'être la capitale mondiale de l'aventure et des sports de l'extrème. Elle ne l'a pas volé cette réputation! A condition d'aligner les sousous, il y a énormement de choses a faire: saut à l'élastique (inventé ici-même!), parachute/pente/moteur etc.., Jet Boat dans des canyons étroits, ski, heli-ski (on saute sur les sommets à partir d'un hélico), escalade, rafting, mountain bike, raids en 4x4, zorbing, + tous les sports nautiques. Et j'en passe ;o) Enfin bref, il y a largement de quoi faire.

La ville en elle-même est assez sympa: construite sur les rives du lac Wakatipu (formé dans le lit d'un ancien glacier), elle offre une vue magnifique sur les montagnes. Et à l'Est notamment, la chaine des Remarkables: regardez les photos et vous allez les reconnaitre: elles ont servi de décors dans le film Le Seigneur Des Anneaux. Le temps est plutôt pluvieux donc on se contente avec Romain de se ballader dans les petites rues du centre et dans les jardins botaniques. Le soir, dodo dans la voiture sur une colline surplombant la ville et le lac: la vue est superbe. La comète est encore visible, mais il faut de bons yeux maintenant. 

27-01-2007

Mt Aspiring National Park

Même si ce n'est pas le top du comfort, on commence à s'habituer à dormir dans cette voiture! Nous reprenons la picturesque route n°6 de bonne heure pour joindre Wanaka en fin de matinée. En chemin, plusieurs chutes d'eau ne demandent qu'à être prises en photo, telles que Thunder Creek Falls (28m) et Fantail Falls. Après avoir franchi Haast Pass (un col à 550m et des bananes), stop aux Blue Pools, des sortes de grandes piscines naturelles où les eaux turquoises de plusieurs rivières viennent s'y mélanger. On n'aurait qu'une envie: un petit plongeon du haut des rochers histoire d'aller discuter un peu avec les truites que l'on aperçoit. Mais bon, pas trop le temps et puis glagla aussi. Et hop, on retraverse la rivière par le petit pont suspendu (il y en a beaucoup en NZ), et nous repartons. Stop essence à Makaroa, puis joli point de vu sur le lac Hawea longé par la route. Nous arrivons finalement en fin de matinée à Wanaka, petite ville (3500 hab) construite sur les rives du lac du même nom, dominé par l'imposante silhouette du Mont Efferalgang, euh pardon, Aspiring (3055m). Les gens viennent ici en hiver pour la proximité des stations de ski, en été pour les activités nautiques , et toute l'année pour les sports extrèmes dont raffolent tous les néozelandais.

Pour nous, c'est un bon point de départ pour une randonnée dans le Mont Aspiring National Park. Le ventre rempli d'un bon sandwitch (cf. tu veux un bon sandwitch Père Noel), nous partons découvrir le Rob Roy Glacier. Une piste accidentée d'une trentaine de kilomètres permet d'accéder au fond de la vallée, au point de départ du chemin de rando. Mais les amortisseurs n'aiment vraiment pas la tôle ondulée! Petit coucou aux vaches qui ruminent machinalement dans les alpages, puis nous nous enfonçons dans une luxuriante forêt. Quelques heures de grimpette plus tard et nous débouchons quasiment au pied du glacier, et c'est d'autant plus sympa qu'il fait beau et chaud. De temps en temps, des blocs de glace se détachent de la paroi du glacier avec fracas. Des keas curieux et gourmands viennent quémander un peu de nourriture, ils fouillent même dans nos sacs quand on a le dos tourné. Non mais!

Retour dans la soirée à Wanaka: nous passerons la nuit dans un backpacker, histoire de recharger nos batteries et celles de nos appareils photo.

26-01-2007

Fox Glacier et Mister Penguin

Impossible de manquer les photos du lac Matheson sur les étalages de cartes postales. C'est probablement le lac le plus photographié de NZ, le calme de ses eaux reflétant parfaitement la chaine alpine qui s'étend devant lui, et notemment les 2 plus hauts sommets de NZ: le mont Cook (Aoraki) et le mont Tasman. Levés de bonne heure, nous faisons le tour du lac armés de nos appareils photos, histoire d'immortaliser le lieu. C'est superbe mais le plafond nuageux est assez bas donc on ne voit pas trop les montagnes. Les quelques rides striant la surface du lac proviennent en fait des canards. Ah les salauds, ils vont gacher nos photos!

A 10 heure et de bonne humeur (toujours) nous rejoignons notre guide et le groupe "d'alpinistes chevronnés", pour l'ascension du Fox Glacier. Pour ceux que cela interesse, je peux vous expliquer rapidement what is a glacier :-) A cet endroit se rencontrent les plaques pacifiques et australiennes, et les gigantesques forces mises en jeu lors de cette collision entrainent la formation des Southern Alps de Nouvelle-Zélande (10mm/an). Le relief ainsi crée stoppe les nuages, les obligeant à relarguer d'énormes quantités d'eau (pluie ou neige en fonction de l'altitude). A la fin de l'hiver, une partie de l'épaisse couche de neige accumulée en haut de la montagne va fondre durant l'été, la neige restante va quant à elle subir différents processus de recristallisation (=firnification) et sa densité va augmenter. Elle devient donc plus compacte et l'année suivante, sous le poids de nouvelles chutes de neige, elle va se compresser encore davantage, etc... L'air est chassé à la surface, la neige initiale s'est transformée en glace (couleur bleue).

L'avancée du glacier (dépendant donc de la quantité initiale des précipitations) s'explique par le fait qu'une mince péllicule d'eau recouvrant les rochers sous la glace sert un peu de tapis roulant (cf toboggan aquatique). D'autre part, plus l'épaisseur de la couche de glace sera grande, plus elle sera plastique: sa vitesse de progression va augmenter. La particularité du Fox Glacier (et du Franz Joseph) est que la vitesse d'avancée de la glace est très grande, 2,5 metres par jour. Soit 10 fois plus en moyenne que les autres glaciers dans le monde, et surtout, la transformation de la neige en glace ne prend que 5 ans, contre 10 à 50 ans  pour les autres glaciers! Du coup, le bas du glacier ne se trouve qu'à seulement 240m d'altitude, donc au même niveau que la Rainforest. Aux mêmes latitudes, seuls 3 glaciers dans le monde ont cette particularité: Le Fox, le Franz Joseph et un autre glacier Argentine.

Même si depuis 1980 le glacier réavance, il a perdu énormement de son importance depuis les années 1800. Le réchauffement climatique encore une fois n'y est pas étranger... Bon, retournons à nos moutons. Nous partons donc avec un groupe d'une dizaine de personnes, accompagnés d'un guide qui doit avoir notre age. Ballade tout d'abord dans l'ancien lit du glacier, au milieu des moraines (rochers transportés par la coulée de glace), puis sur les flancs du glacier, dans la rainforest. Et enfin, armés de crampons, nous grimpons sur la glace. Une rivière souterraine drainant les eaux de fonte jaillit avec un très fort débit par une cavité au bas du glacier. Impossible cependant de s'en approcher car des blocs de glace menacent à tout moment de se détacher. Et les grondements que l'on entend de temps en temps sont là pour nous rappeler le danger.

4 heures plus tard retour au village et c'est repartit. Nous continuons donc notre route vers le sud de l'ile. Petit arrêt au lac Paringa, dont les eaux poissoneuses (truites) font le bonheur des pêcheurs, puis à Knights Point, un paysage carte-postale splendide. Du haut de la falaise, vue imprenable sur la mer de Tasmanie léchant de ses gros rouleaux des plages de sable doré, parsemées de gros rochers photogéniques. La végétation luxuriante de la rainforest qui recouvre les montagnes rend l'endroit assez sauvage. Et petite cerise sur le gateau, une grosse baleine (pléonasme) et plus précisement une Sperm Whale, nage pas trop loin du rivage. It's beautifull. Apparemment, ces eaux profondes balayées en surface par la houle de l'Antarctique seraient un très bon garde-manger. Allez, nous laissons la baleine se régaler et reprenons la route direction Haast, puis Jackson Bay, plus au sud encore.  Une piste empruntée en cours de route longe l'eau limpide de la Jackson River et aboutit quelques kilomètres plus loin à un incroyable panorama sur la Cascade River Valley. C'est un endroit splendide, isolé, et lorsque nous y arrivons toute la vallée brille comme un mirroir. Perdu entre des montagnes, ce lieu semble être oublié des hommes... ou tout au moins des touristes, et c'est tant mieux. Dommage, les photos ne rendent vraiment pas .

Plus tard, retour sur la fameuse Road 6. Avant d'arriver au petit village de pêcheur de Jackson Bay, nous apercevons un drôle de ptit bonhomme marchant sur le bas-côté. Vétu d'un smoking, il se dandine comme un pingouin. Ben tiens, c'est marrant ça, c'est un pingouin justement, un Fjordland Crested Penguin. Il est très mignon, mais semble être fatigué et blessé au niveau des pattes. On hésite à le prendre dans la voiture pour l'amener et le faire soigner au village. Finalement Romain part seul avec la voiture chercher une personne qui pourrait nous donner un coup de main. Quant a moi, je reste avec notre ami, marchant à ses côtés pour éviter qu'il ne se fasse renverser (même si je n'ai vu qu'une seule voiture depuis que nous sommes là!). Le soleil, pas inquiet du tout du sort du pingouin, va se coucher derrière la chaine alpine. Au moins, ça a le mérite d'être beau.

C'est à la fois rigolo de marcher à côte d'un pingouin presque main dans la patte, mais aussi triste de le voir trébucher sans arrêt, tête la première sur le goudron. Il finit d'ailleurs par se blesser à la tête. Et quelque chose de très énervant vient nous agacer: des nuées de petites mouches, les sandflies, qui piquent ou mordent, je ne sais pas trop, mais c'est une horreur. Romain finit par rentrer bredouille, nous décidons donc d'aider l'animal à regagner la plage. La nuit une fois tombée, on regagne enfin Haast pour y passer la nuit, fiers de notre "sauvetage" réussi. Espérons simplement que ses blessures ne s'infecteront pas. 

25-01-2007

D'Hokitika aux glaciers

Après une nouvelle nuit passée dans la voiture et bercés par le zzzzzzzzzzzzz criiiik zzzzzzzzzzz des antennes de téléphonies qui jouxtent l'endroit où nous nous sommes garés (quelle chance), nous allons lécher les vitrines de quelques magasins d'Hokitika. Cette petite ville héberge de nombreux artistes/sculpteurs, leur objet de travail: la "greenstone" encore appelée jade, une pierre (semi?)précieuse de couleur verte ou noire, particulièrement abondante dans la région. Allez, histoire de ramener un petit souvenir de NZ, je fais l'aquisition d'une petite sculpture représentant un kiwi. Les artisans les sculptent puis les polissent, leur donnant cet aspect si apprecié. Nous partons ensuite voir les Hokitika Gorges, a quelques kilomètres de la ville. Une petite rivière d'un bleu turquoise laiteux particulièrement intense serpente au fond d'une vallée encaissée très humide. La végétation abondante reçoit d'énormes quantités d'eau chaque année. Pour vous donner une idée, le record annuel de précipitation ici est de 18mètres, à comparer aux ridicules 750mm de Londres! Et pourtant il pleut souvent en Angleterre. Bon, on est chanceux, il fait très beau.

Sans trop tarder nous sautons dans la voiture direction le Franz Joseph Glacier, à une soixantaine de kilomètres plus au sud, avec une halte quand-même à Hokarito et ses fameux lagons. C'est un peu le paradis des zosiaux migrateurs, qui y viennent se ravitailler histoire de reprendre des forces pour leur long périple. On peut observer une colonie de hérons blancs, ce qui n'est pas trop depaysant car, chérie revient, j'ai les même à la maison. Il y a également pas mal de kiwis, donc le coin est très protégé: barrières, clotures...pour éviter que les gros chienchiens ne grignotent ces oiseaux timides. Enfin bref, c'est un endroit assez perdu mais très sympa, avec un joli point de vu (en faisant abstraction des nuages qui semblent vouloir gacher notre journée).

Nous arrivons en fin de journée aux pieds du Franz Joseph Glacier. De gros perroquets, les keas, ont l'air tellement affamés qu'ils s'attaquent aux véhicules! Et vas-y que j'te croque un bout de joint par ci, une antenne par là, ou encore les essuis-glace. C'est bon ça, les essuis-glace! Petite ballade au pied de l'imposante coulée de glace, qui depuis le début des années 1900 a perdu près de 2kms. Il paraitrait que la Terre se réchauffe...
Le vent est assez froid, et pour éviter de congeler sur place, on reprend la route jusqu'au second Glacier, le Fox Glacier, ou "Te Moeka o Tuawe" en maori. Long de 13kms et haut de 2800m, c'est le plus long de NZ. Nous irons demain matin nous dégourdir les jambes sur ses parois glissantes. Le ciel est très nuageux, j'espère juste que cela s'améliorera d'ici-là. Wait & See...

En attendant, dodo sur un parking près du lac Matheson, LE lac mirroir.


24-01-2007

Nelson Lakes NP & Road n°6

Et notre roadtrip continue! Nous partons de Takaka et rejoignons en fin de matinée le Nelson Lakes National Park, plus au sud. 2 grands lacs marquent le paysage: le lac Rotoiti et le lac Rotoroa. Les paysages sont magnifiques, c'est calme, reposant... Les eaux claires reflètent les collines avoisinantes et les petits moutons nuageux ponctuant le ciel. J'aime beaucoup cet endroit, mais nous n'avons pas énormement de temps pour y paresser. Une demi-heure de rêverie & planitude plus tard, nous reprenons la route. Mais attention, pas n'importe quelle route! Une route que le Lonely Planet place dans le top 10 des plus belles au monde.... la route N°6 . Elle rejoint la côte ouest de la NZ et la longe jusqu' au sud.

Petit arrêt casse-croute à Murchison, la "capitale des tremblements de terre". Située en plein sur la ligne de chevauchement des plaques tectoniques dont je vous avais parlé précédemment, elle subit plusieurs centaines de (petites) secousses par an. Parfois, certaines sont d'intensité particulièrement meurtrière et déforment le paysage. La route continue ensuite vers la côte ouest, et longe les Buller Gorge, où le débit de l'eau à certains endroits en fait un super spot pour le rafting. Et puis la West Coast s'offre enfin à nos yeux. Bordée par la mer de Tasmanie, elle offre une altenance de grandes plages de sables (noir, doré), criques, falaises déchiquetées,..., la nature dans toute sa splendeur! C'est à la fois hostile et superbe... Cette mer tasmane est souvent agitée et s'avère assez dangereuse, donc si les gens ( à l'exception des surfeurs bien-sûr!) délaissent un peu la baignade, il n'en va pas de même pour les phoques et autres bébettes du même style. Nous apercevons justement une colonie de Fur Seals à Tauranga Bay, près de Westport (deuxième plus grande ville de la côte ouest), braillant et grognant sur des rochers. Il y a quelques petits, tout mignons ;o)

La route est très photogénique, est lors d'un stop pour prendre une photo de la côte, deux locaux essayent d'entamer la conversation. Mais pas faciles à comprendre, ces oiseaux-là! Ce sont des Weka, un peu un mixte entre un poule et un kiwi. Ils ne sont vraiment pas craintifs.

Puis direction Punakaiki plus au sud pour s'étonner (ohhh :-O ) devant les Pancake Rocks, d'étranges formations rocheuses en grès je crois, érodées pendant plusieurs milliers d'années par l'océan. Un grondement annonce de temps en temps l'arrivée d'un "geyser" d'eau salé à travers des Blow Holes (cavités dans la roche, cf Albany, WA). Lorsque la mer est suffisemment agitée, l'eau peut jaillir à plusieurs mètres de haut. Et au loin, un tapis de brume commence à recouvrir légèrement la côte, rendant le paysage encore plus unique. Nous repartons enfin direction Hokitika, la beauté de ce paradis sauvage continue à révéler toute sa splendeur Monseigneur! Ce n'est pas pour rien que la route n°6 est l'une des plus belle au monde ! Le bitume longe la mer à droite, les pseudos palmiers et fougères géantes sur les flancs des collines à gauche, et le Soleil bas sur l'horizon inonde tout ça d'une lumière intense. C'est plus que magnifique. Mais cette vision restera dans ma ptite tête car je n'ai alors pas pas pu prendre de photo. Après un diner sous le ciel orangé de Greymouth, nous arrivons de nuit à Hokitika  et nous nous posons au pifomètre dans un endroit qui semble calme pour y faire un gros dodo.

23-01-2007

Abel Tasman NP

Eau verte émeraude, plages de sable doré, lagons dissimulés derrière une épaisse végétation, ilôts peuplés de phoques, je vous présente le Abel Tasman NP. Cet endroit est vraiment superbe, look at the pictures! Le parc s'étend sur 50km sur la côte et je pense qu'il faudrait plusieurs jours pour vraiment en profiter. Nous hésitons à louer un kayak, mais le prix de la location nous refroidi un peu, donc on utilisera nos jambes. Un bateau rapide (genre zodiac) nous emmène à toute berzing à quelques dizaines de kilomètres au nord du parc, jusqu'à Onetahuti Beach, avec au passage un ptit coucou à une colonie de phoques jouant les gros paresseux sur des rochers. Et quand ils en ont assez, ils vont faire trempette et se débrouillent plutôt pas mal en natation synchro. Et hop, on lève la patte droite, suivie d'une rotation à 360 degrés et on enchaine avec un magnifique levé de patte gauche. Ici Nelson Monfort, à vous les studios!

Nous marchons toute la journée sur des sentiers balisés serpentant sur des flancs de collines et ombragés par de grandes fougères arborescentes. La foreêt toute entière est une boite à musique. Par endroits, nous sommes obligés de traverser des lagons avec de l'eau au dessus de la taille, because of the high tide (marée-haute). Le courant est fort à certains endroits et on manque à plusieurs reprises de glisser dans des trous d'eau. Je ne pense pas que mon appareil photo aurait apprecié. Mais qu'est ce que c'est bô! L'eau n'est pas très froide et 15kms plus loin, décrassage en règle dans l'eau verte-turquoise de Torrent Bay. L'après-midi est vraiment vite passé. Le bateau taxi nous ramène à notre point de départ et nous ne tardons pas à nous remettre en route. En chemin pour aller vers la Golden Bay (au nord), nous nous arrêtons quelques instants aux Waikoropupu Springs, une importante source d'eau douce (la plus importante de NZ en fait), dont l'eau cristalline jaillisant d'une rivière souterraine est l'une des plus pure au monde. La visibilité dans cette eau peut atteindre 62m!! Par contre, on ne peut pas s'y baigner, d'une part parce que c'est un site sacré pour les maoris et d'autre part car il est interdit de toucher l'eau (afin d'éviter la propagation d'une algue nocive..). Et puis c'est vraiment fffrrrroid!

Lorsque nous arrivons dans la Golden Bay, il est assez tard et le ciel est très nuageux. Située à l'extremité ouest de l'ile du Sud, "il parait" que c'est un endroit fabuleaux et très reposant car les touristes délaissent ce coin (la route s'arrête ici). Mais le temps est vraiment moche, on n'y voit plus grand chose, donc nous redescendons de quelques kilometres vers le sud. Arrêt a Takaka (et pas de mauvais jeux de mots svp) dans un backpacker pour y passer la nuit. Ahhh, ça fait du bien....

22-01-2007

Le point central

Sau-va-ge. C'est le terme qui définirait le mieux l'île du Sud je pense. Elle héberge en effet la dernière tribu cannibale du monde, et les dents acérées de ces mangeurs d'hommes ont fait fuir plus d'un touriste. Ahahaha. Qu'est-ce que t'es drôle Florent. Bon ok, j'abandonne mon humour made in Vladimir Poutine :o( Je disais donc que cette île est sauvage, la nature ayant conservé ses droits dans de nombreux coins reculés et très difficiles d'accès: pas de routes, pas de chemins, mais juste ces rainforests impénétrables, ces montagnes abruptes et ces fjords inaccessibles, etc...  Et même si des hordes de touristes en quête de dépaysement viennent troubler la séreinité de certains endroits (cf. Milford Sound), l'île reste un sanctuaire pour de nombreuses espèces animales et végétales. Il y a beaucoup de parcs nationaux, dont la réglementation interdit par exemple le camping sauvage ou de faire du feu, mais cela reste une nécessité car même si tout est beau tout est joli, tout est également très fragile et menacé (maladies + prédateurs importés d'autres pays). Du coup, les autorités s'emploient vraiment activement à préserver l'intégrité de ces richesses naturelles. Cela me rappelle d'ailleurs cet espèce de renifleur (un chien) qui s'était assis sur mon sac à dos à l'aéroport. Il avait dû renifler l'odeur d'un ancien sandwitch mangé depuis longtemps (paix à son âme). Donc ne venez pas en Nouvelle-Zélande avec de la nourriture car cela finira directement à la poubelle. Snif, adieu camembert et saucisson!

Le village de Picton où nous avons passé la nuit est plutot sympa, mais il n'y a pas grand chose à voir/faire. Son seul intérêt à mon avis est qu'il se trouve aux portes du Queen Charlotte Sound, un fjord avec des chemins de rando sympas. Enfin bref, on ne s'y attarde pas trop. Nous décidons de louer une voiture pour les 18 prochains jours, c'est une Toyota Corsa (mieux qu'une Lada il parait :-), certes ce n'est pas le dernier cri mais bon, du moment que ça roule... En fait, le bus reste le moyen de transport le plus rentable mais pour s'éloigner des sentiers battus ce n'est pas l'idéal. Nous voilà donc embarqués dans nos 2 dernières semaines chez les kiwis.

Trois litres et demi de pinard plus loin (façon de parler, hein!) nous arrivons à Nelson, la plus grosse ville (44000 hab) du sud de l'île. On reprend des forces (ou du gras) chez Mc Do, puis visite éclair de la Christ Church Cathedrale, d'architecture moderne bof, et de quelques maisons restaurées (1863) dans ce qui semble être la plus vieille rue préservée de NZ. Tiens, devinez ce que nous découvrons dans une petite bijouterie qui ne paye pas de mine? Le précieuuuux! L'anneau que Frodon (le hobbit) doit détruire dans la Montagne du Destin, cf le Seigneur des Anneaux. Ils en ont fabriqué une quarantaine d'exemplaires de différentes tailles pour le film, rien que ça. Mais qu'est-ce qu'ils en font de leurs 40 anneaux? Ils les mangent ou quoi?

Nelson, c'est aussi le centre géographique de la NZ; au sommet de Botanical Hills surplombant la ville, un repère indique cette particularité. Nous sommes allés à l'extrémite nord (Cap Reinga), au centre, il ne nous reste donc plus qu'à découvrir la pointe sud! Ce sera dans quelques jours... Avant de quitter la ville, on flâne dans le Founders Historic Park, la réplique d'un ancien village néozelandais du siècle dernier. Vieux moulin, vieille poste..., et puis cette odeur de pain frais qui s'échappe des fourneaux de la boulangerie. J'en ai encore l'estomac qui gargouille. Nous repartons ensuite direction le Abel Tasman National Park, et là, petit problème avec la voiture: impossible de remonter la fenêtre arrière. Un garagiste nous la répare au black pour une vingtaine de dollars. Enfin "répare" c'est un bien grand mot. Une vis, un boulon et morceau de bois, la fenêtre restera en place c'est sûr, mais on ne pourra plus l'ouvrir non plus. Selon lui il faudrait changer le moteur électrique, ben tiens, moi je suis sûr qu'il ne s'agit que d'un faux-contact. Bon, on verra ça plus tard.

Après un joli coucher de Soleil embrasant les nuages, on se pose à proximité du village côtier de Kaiterieri pour y passer la nuit. Une lueur dans le ciel vraiment étoilé: la comète est toujours visible...

21-01-2007

Wellington

Samedi 20/01/07

Dur dur les trajets de nuit! Bien que fatigués, nous n'avons quasiment pas fermé l'oeil de la nuit, et lorsque nous arrivons à Wellington, le processus de transformation humain-zombie a semble-t-il bien fonctionné. Déchargement de nos affaires dans une auberge puis, l'oeil agard et la truffe au vent, nous partons courageusement (comment ça comiquement?) à la découverte de cette ville.

Capitale de la Nouvelle-Zélande? Auckland m'sieur! oui...mais jusqu'en 1865 seulement. Une résolution fut proposée au Parlement d'Auckland deux ans plus tôt stipulant "qu'il était devenu nécessaire que le siège gouvernemental [...] soit transféré vers une localité appropriée sur les rives du détroit de Cook" blablabla. Vu sa situation géographique (au centre de la NZ) et son port, Te Whanganui-a-Tara (nom maori de Wellington) fut l'heureuse élue et devint le centre politique du pays cette année là. Sa population passa de 5000 hab à 420000 aujourd'hui...donc ce n'est pas si petit que ça.

Si je vous dis Hollywood, vous me dites? chewing-gum! euh...bon si on veut. Alors si je vous dis Bollywood? l'Inde! oui, c'est pas faux ça. Et si je vous dis Wellywood, vous me répondez.... ben c'est n'importe quoi ça! Et bien pas vraiment: c'est en fait le surnom donné à cette ville qui accueille une industrie cinématographique d'échelle internationale. Les films dont je vous ai parlé précédemment et bien d'autres encore furent produits dans les studios de Wellington. On aura peut-être la chance de croiser des acteurs connus, qui sait ? :o)
Ce sont davantage nos reflexes que nos cerveaux qui nous guident ce matin dans les rues de la capitale. Des bâtisses de type victorien côtoient les buildings modernes, c'est finalement assez fréquent en NZ et en Australie également. Les batiments du Parlement sont assez grands, et l'aile éxécutive est assez curieuse: c'est le Beehive, une sorte de construction à l'architecture un peu douteuse, probablement censée rappeler une ruche (beehive=ruche en anglais). Aujourd'hui samedi, les petites abeilles néo-zélandaises qui y travaillent ont l'air d'être en congé car il n'y a pas grande agitation. On passe devant différents trucs: une cathédrale moderne, une vieille église en bois..., puis le Cable Car (un funiculaire) nous dépose au sommet de la colline accueillant l'observatoire et les jardins botaniques. La vue sur la ville est très sympa, mais il ne fait pas beau, grrrhhh :-( Les jardins sont grands, fleuris, le parc des roses vaut vraiment le détour.

Wellington, c'est aussi une scène artistique, théatrale et musicale très importante (orchestre symphonique, ballet, etc...), la ville étant souvent décrite comme LE centre culturel de la Nouvelle-Zelande. Et il suffit de visiter le Te Papa Museum pour s'en rendre compte! Ultra-moderne, immense, on passerait des heures à visiter ses 6 etages. Il joue à fond la carte du multimedia et de l'interactivité et les expositions sont très variées: géologie et vulcanologie de la NZ, faune & flore, culture maori et histoire coloniale, art, design, simulateurs futuristes et j'en passe... Non, vraiment, c'est l'un de mes musées préférés (et quelle architecture Arthur!). Et il est gratuit lol :o)

Dimanche 21/01/07

La ville est entourée de collines et l'une d'entre elles, le Mont Victoria, sera notre terrain d'entrainement ce matin. Un peu de grimpette revigorera nos petites fesses endormies! La vue panoramique sur Oriental Bay, la ville et le port mérite l'ascension (euh, est-ce qu'on peut vraiment parler d'ascension pour une colline??), puis nous redescendons ensuite à travers la forêt ayant servi au tournage de l'une des scènes du Seigneur des Anneaux (lorsque les Hobbits se cachent sous un grosse racine pour échapper aux Nazghûls, dans le premier film). En début d'aprèm, visite du Museum of Wellington City & Sea, intéressant mais sans plus.

--DEPART POUR L'ILE DU SUD--

Ouf, de justesse! Un peu plus et le bateau partait sans nous! Le temps est de la même couleur que Michael Jackson lorsqu'il était jeune (donc gris), on commence à s'y habituer maintenant. Le ferry s'apprête à traverser le détroit de Cook (séparant les deux îles) dont les eaux profondes abritent (il parait) de charmantes créatures: des calamars géants. J'ai lu sur un site que des pêcheurs ont retrouvé sur une baleine des cicatrices circulaires de 45cm de diamètre infligées par les ventouses d'un calamar, laissant à penser que celui-çi mesurait....une soixantaine de mètres de long! Je n'immagine même pas la taille d'un baignet de calamar géant lol!

Le Soleil entame sa descente sur l'horizon lorsque le bateau entre dans les Malborough Sounds, un chapelet d'îles "montagneuses" couvertes de verdure: superbe est le mot ! Ce fjord est un peu le prémice de ceux que nous verrons plus tard au sud... Arrivés à Picton à 21h, nous ne tardons pas à aller crêcher dans un backpacker. Sur ce, bonne nuit.

19-01-2007

Sur les Terres du Mordor...

Les paysages extraordinaires que compte ce pays ont souvent servis de décors pour le 7ème art, et plusieurs superproductions hollywoodiennes y furent tournées. Citons par exemple: Narnia, King Kong (2005), ou encore...la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Sur les terres du Mordor, l'oeil omniscient de Sauron scrute l'horizon à la recherche de l'anneau unique ...

Vous souvenez-vous du Mt Doom, cette montagne noire et sinistre trônée par l'oeil du maléfique dieu Sauron surveillant la contrée du Mordor? Et bien qu'à cele ne tienne, nous partons aujourd'hui même à l'assaut de ce volcan, le Mt Ngauruhoe, deuxième plus haut sommet du Tongariro National Park.

Levés de (très) bonne heure, nous prenons le bus a 5h45 du mat et arrivons au Mangatepopo Car Park deux heures plus tard. Le chemin de randonnée de 17kms commence ici: comme vous allez le voir, cette "expédition" restera pour moi la plus belle jamais effectuée mais aussi la plus difficile! Une heure de marche dans la Mangatepopo Valley nous conduisent aux pieds des Soda Springs, petites cascades qui ne payent pas de mine. Puis la première difficulté apparait: les Devils Staircase, une paroi assez raide permettant d'atteindre le premier cratère (South Crater). La vegetation se fait de plus en plus rare et l'ombre menacante du Mt Ngauruhoe de plus en plus pesante (:o). Au loin se dresse majestueusement le Mt Ruapehu enneigé et le Mt Tongariro. Une demi-heure plus tard nous débouchons au coeur du South Crater; et une piste marquée comme "extrèmement difficile" et pour personnes ne souffrant pas de vertiges (sisi, je vous assure!) se détache de l'itinéraire principal. Cette piste (qui n'en est pas une d'ailleurs, car non balisée) permet d'escalader les pentes très raides du Mt Ngauruhoe.

C'est décidé, Romain et moi-même partirons "vaincre" ce sommet, tandis que Fabienne, plus raisonnable, restera sur l'itineraire recommandé. L'ascension est assez longue et difficile, la pente étant très raide et le sol se dérobant constamment sous nos pieds. Du coup, nous sommes obligés de nous servir de nos quatre membres pour ne pas glisser. C'est donc à 4 pattes (un peu comme Gollum!) que nous atteignons le haut du cratère, croisant de temps en temps quelques fumerolles souffrées: ce volcan n'a pas encore dit son dernier mot...

:ze vous en prrriiiee, cliquez sur mes diaporamas! 

Ca y est, le Mont Doom est vaincu! A 2287m d'altitude, la vue est fabuleuse, incroyable, à couper le souffle! Vue vertigineuse sur le profond cratère principal, qui, désolé de vous décevoir, ne présente apparemment pas de signe d'activite visible, mais également sur toute cette vallée volcanique:
-le Mt Ruhapehu enneigé: 2797m, dernière éruption en 1996. Il s'agit du volcan le plus actif et depuis quelques semaines, il présente un regain d'activite. Méfiance méfiance...
-le Mt Tongariro, 1967m, et troisième plus haut sommet (actif lui aussi)

Nous aperçevons également au loin le Mt Taranaki (ouest de la NZ) et en contre-bàs les différents lacs volcaniques, turquoises, jaunes et verts émeraude. C'est sublime (je radote, je radote...). La descente est plus rapide mais assez dangereuse, d'ailleurs Romain y laissera des morceaux de peau et moi ma semelle. M***e! De retour sur le circuit principal, nous entamons notre troisième montée, vers le Red Crater cette fois. La vue d'en haut me fait penser à un paysage martien, avec ces rochers rouges (oxydes ferriques) camouflés par endroits par un tapis de fumées toxiques. C'est très irréel. Nous entamons ensuite une descente vers les Emerald Lakes, deux lacs acides aux couleurs incroyables (et tentatrices!), pour atterir ensuite dans le Central Crater, de loin le plus grand.



Allez, dernière montée jusqu'au grand Blue Lake (et inutile de me demander si l'on peut s'y baigner !!) puis le parcours redescend progressivement vers le lac Taupo. A cette altitude, on se rend compe à quel point il est grand... La végétation est de plus en plus présente, et nous terminons la rando dans une forêt le long d'un charmant ruisseau (enchanté?).

Il est 16 heures, le bus nous ramène à Taupo. Nous allons soulager nos jambes et nos petits pieds endoloris dans les Hot Springs, ces cascades d'eau chaude dont je vous avais parlé. C'est bon, bon dieu qu'c'est bon...mais c'est chaud! Très chaud meme! Une cinquantaine de degrés environ... Du coup, nous paressons à l'endroit où se fait le mélange entre les eaux froides de la rivière et celles brûlantes de ce ruisseau.

A 1h15 du matin, un bus emportera nos petites carcasses ramollies vers le sud de l'île. Arrivée prévue à Wellington: 7h du matin....

18-01-2007

Fly me to the Moon

Mercredi 17/01/07

Nous célébrons aujourd'hui notre 100ème jour de voyage! Alors pour la peine, on ne va pas trop se fatiguer ;o) Pendant que Romain passe la matinée aux Polynesian Spas (bains thermaux), je pars me ballader sur les bords du lac Rotorua, jusqu'à Sulfur Point. Des micro-organismes colorent en noir et jaune les roches fumantes, d'où s'élèvent les cliquetis de l'eau bouillonante. J'avais oublié de vous dire que les Maoris utilisaient ces "casseroles" naturelles pour y faire cuire leur nourriture. Z'étaient malins, hein?

En début d'aprèm, nous prenons un bus pour Taupo (plus au sud), en compagnie de Fabienne, une hôtesse de l'air suisse rencontrée hier. Petite ville de 21000 hab, Taupo est construite sur les rives du lac portant le même nom, ce dernier remplissant la caldeira formée à la suite de l'une des plus grandes éruption volcanique jamais produite sur Terre. Il y a 26500 ans, le super volcan Orwanui rentra en éruption et cracha à 30kms d'altitude pas moins de 800km3 de cendres et rochers. A titre de comparaison, le Mt Saint Helens aux USA ne libéra "que" 4 kms3 de matière dans l'atmosphère lors de son éruption de 1980...

Après quelques courses dans la ville (qui est au passage la capitale mondiale du saut en parachute, 30000 sauts par an!), petite ballade dans les rues puis vue sur le superbe coucher de Soleil derrière les volcans du Tongariro National Park. C'est beaauuu ;-0

 

Jeudi 18/01/07

Ce matin, un bon ptit déj dans le bidon, et nous partons Fabienne, Romain et moi en rando au nord de la ville. Nous suivons les méandres de la Waikato River, qui de ses eaux turquoise, reflète les silhouettes des arbres la bordant. On passe à côté des Hot Springs, petites cascades d'eau chaude se déversant dans la rivière (ne vous inquiétez pas, on retournera s'y prélasser demain), puis nous arrivons aux tant attendues Huka Falls. La rivière passe alors dans un étroit chenal d'un dizaine de mètres de large ( et environ 200 de long) où sa vitesse découlement augmente considérablement, puis se jette avec furie avec un débit de 300000 litres/seconde dans des eaux plus calmes, 10 mètres plus bas. Tiens, est-ce que vous savez combien de bouteilles de 1.125 litres peuvent être remplies chaque année avec l'eau des Huka Falls?
85 millions, 850 millions, 8,5 milliards, 85 milliards, 850 milliards ou 8,5 billions ?? héhéhé... la réponse prochainement ;-))

A proximité de ces chutes turquoises se trouve un parc géothermal (1 de plus!) nommé Craters of the Moon. Cela ressemble donc à ça la surface lunaire? Des cratères d'où s'élèvent des panaches de fumées souffrées et des bassins de boue agitée par des gaz brûlants? Humhum... pas sûr... mais de toute façon, ce paysage en constante évolution (des mudpools peuvent apparaitre du jour au lendemain) mérite vraiment le détour. La vue depuis ce parc est superbe: lac Taupo, le Mt Ruhapehu enneigé, le Mt Ngaruahoe et le Mt Tongariro, principaux sommets (et volcans actifs) du Tongariro NP. A ce propos (oh, quelle transition :o) nous faisons une réservation sitôt rentrés en ville pour le Tongariro Crossing track: demain matin, un bus nous déposera aux pieds du chemin de rando qui traverse ces volcans et nous reprendra 17 (!) kilomètres plus loin pour nous ramener a Taupo. Jambes lourdes en perspectives!

A 17h, nous embarquons sur le Barbary, un vieux voilier renové, pour découvrir cet immense lac (Taupo). Nous ne sommes que 6 a bord, c'est vraiment le pied! Des gravures maoris uniquement visibles depuis le lac retiennent notre attention: le skiper nous explique qu'elles furent réalisées il y a ...50 ans seulement.
C'est étrange de se dire que nous naviguons dans un ancien cratère volcanique, une immense caldeira. Lorsque le vent se décide enfin à souffler, notre matelot coupe le moteur et déploie les voiles: le bateau semble sortir de sa torpeur et se met à glisser sans un bruit. C'est très agréable.. J'ai bien essayé de rejouer la fameuse scène de Titanic à la proue du "vaisseau", mais sans ma Rose, ça n'avait pas le même charme!

Le Soleil est assez bas à l'horizon lorsque nous rentrons à quai, et lorsqu'il se couche, un objet celeste insolite retient mon regard. Ce n'est pas possible, serait-ce une ....comète?? Noyau brillant, longue chevelure, le doute n'est plus permit. Il s'agit de la comète de Mc Naught, uniquement visible depuis l'hémisphère Sud à partir d'aujourd'hui et durant quelques jours. Elle serait la comète la plus brilliante observée depuis ces 40 dernières années....

Précédente - 1 - 2 - 3 - Suivante

Florent Vétillart

Note: 4,4/5 - 74 vote(s).

Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Syndiquez ce blog XML

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)