16-01-2007

Wai-O-Tapu & Waimanga

Mardi 16/01/07

Aujourd'hui, festival d'émerveillements haut en couleur au programme! Nous partons découvrir deux zones thermales, à une vingtaine de kilomètres de Rotorua, où les manifestations d'une Terre vivante s'expriment superbement. Wai-O-Tapu signifiant les eaux sacrées, sera notre première visite. Un chemin balisé permet d'admirer des bains bouillonants, tel: Champagne Pool, une immense piscine d'eau chaude aux couleurs oranges/bleues incroyables (orange= souffre + arsenic, bleu=cuivre), d'où se degagent d'épaisses fumerolles acides, ainsi que Devil's Bath (eau verte fluo acide) et Blue Pool. Il y a également de nombreux cratères fumants (Rainbow Crater..), des mudpools (boue) bouillonantes (Inferno Crater..), des cascades d'eau chaude, des terrasses minérales, et des geysers. Le Lady Knox Geyser par exemple, rentre en éruption tous les jours à...10h15 précise! Explication: à 10h15, de nombreux touristes attendent devant ce mini cratère bouillonant. Un guide y verse alors une mixture organique, et...oh..miracle, 2 minutes plus tard, le geyser jaillit! Bon, c'est plus de la chimie que de la magie, mais je ne rentrerai pas trop dans les détails. En tout cas c'est assez impressionant à voir. J'aimerai bien voir la tête du guide si le geyser jaillissait un peu plus tôt que prévu (gnihihihi!)

Le temps pluvieux de la matinée laisse ensuite place à de belles éclaicies, et nous partons en randonnée dans la Waimanga Volcanic Valley, la plus récente et une des plus active vallée géothermique au monde. Formée en 1886 au moment de la violente éruption du Mt Tarawera, c'est le seul systàme hydrothermal au monde pour lequel il est possible d'établir la date exacte du début de ses activités. 10 cratàres furent formés durant l'éruption (qui fit 153 morts), et la plupart sont aujourd'hui remplis d'eau.
On étaient etonnés avec Romain de voir qu'entre 1900 et 1904, un immense geyser s'élevait  ici à 450 mètres de haut!

Le circuit de quelques kilomètres s'enfonçant dans la vallée jusqu'au lac Rotomahana permet d'admirer de superbes formations volcaniques aux couleurs incroyables: Echo Crater qui abrite le Frying Pan Lake, le plus grand lac d'eau chaude au monde (38000m², 55 degrés); Inferno Crater et l'impressionante couleur turquoise de son eau fumante (80 degrés) et acide (ph=2!); le Black et le Southern Crater; des ruisseaux d'eau chaude dégoulinant sur un sol multicolore. En fait, le ruisseau forme des dépots qui contiennent des traces d'éléments chimiques tels que l'antimoine, le molybdène, l'arsenic et le tungstène. Ces minéraux et les algues bleu-verdâtres donnent de spectaculaires couleurs oranges, marrrons, vertes, bleues et jaunes. On trouve également ici des stalagtites de silice, la brûlante Iodine Pool (97 degrés) de couleur violette, de magnifiques terraces de silice orangées (Marbles Teraces) et multicolores (Warbrick Teraces).... et tellement d'autres choses!

Au fond de la vallée se dessine, derrière le lac Rotomahana, l'inquiétante silhouette du volcan responsable de ce paysage, le Mt Tarawera. Il ne connut que 5 éruptions majeures en 18000 ans, mais la dernière (1896) detruisit toutes plantes, animaux et oiseaux de la région.

Vers 16h nous retournons en ville visiter le Rotorua Museum of Art & History. Installé dans un ancien édifice (1908) accueillant autrefois des spas et bains thermaux, il offre justement des expositions sur ces bains curratifs et les traitements excentriques qui y étaient prodigués: exposition au radium (élément radioactif) pour ceux qui avaient perdu le gout, courant électrique dans une baignoire remplie d'eau pour les troubles nerveux, etc! Z'étaient tarés ma parole! Il y a également des expositions sur: l'explostion du Mt Tarawera, les guerres impliquant des maoris, des oeuvres d'art...

15-01-2007

Le parfum de Rotorua

 Lundi 15/01/07 

Sur l'île du Nord, une compagnie de bus permet de voyager pour trois fois rien: seulement 9$ (4.5 euros) pour rejoindre en 4h Rotorua (76000 hab) à partir d'Auckland. Tranquille Emile. Nous arrivons en fin de matinée dans cette ville sulfureuse...ou plutôt sulfurée! Une incroyable odeur de souffre (oeuf pourri) règne dans les rues, et de la fumée s'échappe des bouches d'égouts, témoignant de l'importante activité géothermale de cet endroit. Les affaires une fois deposées au backpacker, petite promenade au bord du lac Rotorua, formé des suites d'une grande éruption volcanique.

Je vais essayer de vous expliquer pourquoi cette activité volcanique est si particulière en NZ (en fait, seulement 3 endroits au monde possèdent ce même type d'activité). Sous nos pieds se chevauchent 2 plaques tectoniques: la plaque Pacifique s'enfonce sous la plaque Indo-Australienne, plus lourde, et la chaleur générée par cette gigantesque collision est évacuée vers la surface par le biais de fissures, dont les volcans en marquent les extremités. Les volcans de NZ font en fait partie de la Ceinture de Feu du Pacifique, partant de la faille de San Andreas (Californie) et qui passe par plusieurs pays dont la NZ, l'Indonésie, le Japon et l'Archipel des Aleutians. La particularité de ces volcans néozélandais est justement la violence de leurs éruptions, car l'activité est de type hydrothermale. Je m'explique: à la suite d'un séisme, des failles fraîchement crées peuvent permettrent au magma en fusion de remonter à la surface, et lorsque cette lave rencontre une poche d'eau (lac, lac souterrain, nappe phréatique), celle dernière est évaporée. Un peu comme si vous méttiez une poêle à frire encore brûlante sous un robinet d'eau froide :-).. Il se forme alors des centaines de milliers de mètres cubes de vapeur d'eau brûlante sous terre. Une fois que la pression est suffisamment importante, le volcan explose avec une force dévastatrice inouie. Ce fut par exemple le cas du Mt Tarawera qui explosa en 1886, décimant les villages avoisinants.
L'activité volcanique de la région est encore très importante, comme en témoignent les nombreux parcs géothermiques que nous n'allons pas tarder à visiter.

Je me ballade ensuite dans le quartier de Ohinemutu, un ancien quartier toujours habité par des maoris. On y trouve des maisons traditionelles sculptées, une église anglicane mélant l'art européen à l'art maori, une meeting house (maison sacrée), et plus insolite, des sources d'eau chaude bouillonantes et fumantes s'échappant de terre. On entend pas mal parler le maori dans les rues...

Petit détour ensuite vers le Kuirau Park en plein centre-ville, dans lequel sont visibles des ''piscines'' de boue bouillonante, des sources d'eau chaude..., puis direction Te Puia: un parc geothermique a 2kms du centre ville, dont l'entrée est dissimulée derrière des constructions traditionelles maoris. On assiste d'ailleurs à des ''hakas'', danses de guerriers maoris particulièrement habiles à tirer la langue (les vilains!), ainsi qu'à des chants traditionnels. Cela fait un peu attrape touriste mais le charme opère quand-même. Ballade ensuite dans le parc à proprement parler, qui abrite de nombreux bains de boue bouillonante (mudpools), des sources d'eau chaude brûlantes dont les fumées très souffrées ''parfument'' nos délicates narines, ainsi que de nombreux geysers. La star incontournable de ce lieu est ''Pohutu'', un énorme geyser qui rentre en éruption 10 à 20 fois par jour, propulsant dans un grondement sourd et à plus de 30m de haut une colonne d'eau/vapeur brûlante. Et mieux vaut ne pas se mettre dans le sens du vent si on veut éviter de rentrer trempé!

Un dernier endroit dans le parc mérite notre attention: la Kiwi house, une sorte de refuge plongé dans la pénombre et protégé par des vitres: à l'intérieur, un kiwi endormi... Mais bon sang, qu'est ce qu'un kiwi? Un fruit? un oiseau? un australien? les 3 mon capitaine ;o) mais ici, c'est d'un oiseau endormi dont je vous parle. Cette espèce très protégée (devenu l'oiseau emblématique de la NZ) est menacée d'extinction, et il est assez rare d'en voir dans la nature car ils dorment 16 heures par jour, rien que ça. De plus, ils sont nocturnes et très timides.

De retour au backpacker, je discute un long moment avec la patronne (d'origine maori), autour d'une bouteille de vin. Très sympa, elle m'explique beaucoup de choses sur son pays et me donne quelques tuyaux. Allez, il est tard, allons imiter le kiwi...
 

14-01-2007

The Bay of Island

Dimanche 14/01/2007

Le sommet du Mont Bledisloe nous offre ce matin une superbe vue sur les forêts baignées dans la brume matinale, et sur la ''baie des îles'' se détachant au loin. Nous rejoignons Waitangi (au centre de la baie), le village où fut conclu le traité le plus important de Nouvelle-Zélande. Signé le 16/02/1840 entre les chefs de nombreuses tribus maoris et la monarchie britanique, le Traité de Waitangi reconnaissait la souveraineté de la couronne britannique en NZ en contre partie de la protection des tribus maoris et de la préservation de leurs droits ancestraux. Il assura en fait une colonisation sans heurts et régla le probleme des guerres civiles entre tribus.

Nous visitons sur le site historique la Treaty House (maison où fut signé le traite), une superbe Marae (''maison de rencontre'', sacrée) ornée de belles sculptures représentant des dieux grimacants, ainsi qu'un canoe de guerre, le plus grand jamais construit à vrai dire (35m) et portant le doux nom de Ngatokimatawhaorua. A vos souhaits!

Direction ensuite Russel, petite ville les pieds dans l'eau possédant quelques vieux bâtiments historiques: la plus vieille église de NZ (Christ Church, 1847) et Pompallier House, abritant quelques 40000 livres maoris , et qui se trouve également être le dernier bâtiment restant de la mission catholique dans le Pacifique Ouest. Nous ne pouvions pas quitter la Bay of Island sans un dernier petit au revoir. C'est chose faite depuis Flag Staff Hill, une colline surplombant le village et offrant un magnifique point de vu sur les alentours et sur les 150 îles et îlots que compte la baie. Allez, maintenant il est temps de rentrer!

La route qui nous ramène à Orc Land, Auckland pardon, est pleine de charme. Elle longe des falaises, des criques à l'eau turquoise, des collines verdoyantes, et le Soleil ne fait que magnifier ces visions... Et justement, arrivés dans la city, nous profitons de ce beau temps pour grimper en haut de la Sky Tower. La vue sur toute la région est splendide! A certains endroits, un plancher en verre/plexiglass permet de marcher ''au dessus du vide'', sensations garanties je vous assure. Ah, et pour ceux que cela intéresse, il est possible de faire un saut à l'élastique depuis cette tour. 192 m avec l'élastique et un peu plus sans :-p On ne le fera pas car, euhh...même avec l'élastique, it's not our cup of tea...

Dernière nuit dans cette ville car demain, départ pour Rotorua et sa région volcanique.

13-01-2007

Lorsque les esprits s'élèvent

Samedi 13/01/2007

Le mini Ferry partant de Rawene traverse la petite baie (Hokianga Harbour) et rejoint le village de Kohukohu, qui porte assez mal son nom je trouve (c'est assez paumé). 10 minutes de traversée nous évitent ainsi un detour de plusieurs dizaines de kilomètres. Nous empruntons alors la route qui remonte vers le nord, au milieu de la Aupari Peninsula. Puis elle s'arrête, une centaine de kilomètres plus loin, sur ce qui semble être le bout du monde: le Cap Reinga, marquant l'extrémité nord de la Nouvelle-Zélande. Le brouillard très dense nous masque complètement le paysage; tant pis, nous partons quand-même sur le chemin de rando à la rencontre du phare. Ses flashs lumineux guident les bateaux sur cet endroit particulier où se rencontrent l'Océan Pacifique et la Mer de Tasmanie, créant des conditions de navigation particulièrement difficiles. C'est aussi pour les maoris le lieu le plus sacré du pays, ''Te Rerenga-Wairua'', où les esprits des défunts quittent la Terre.

Désormais nous ferons cap au Sud... Petit arrêt à Te Paki Reserves, d'énormes dunes de sable (7km2) que l'on peut descendre en sandboard, puis à Ninety Mile Beach, une longue plage (90miles= 145kms) sur laquelle la vitesse est limitée a 100km/h! Oui oui, il est possible de la parcourir en voiture (4x4 conseillée) en prenant garde aux marées. Plusieurs visiteurs se sont apparemment déjà fait avoir...Un peu plus loin, vers Kaitai, l'Ancient Kauri Kingdom, une boutique/gallerie, abrite toutes sortes d'objets fabriqués en bois de kauri vieux de 40 a 50000 ans (pour touristes fortunés, c'est super cher!). Si vieux? Oh, mais comment cela se fesse? Ces arbres, victimes il y a plusieurs milliers d'années d'une violente tempête, d'un incendie ou bien simplement d'une mort naturelle , ont été enseveli et conservé dans des maéecages, pendant tout ce temps.

Nous continuons notre descente, cette fois-ci sur la côte Est (Pacifique), avec un petit stop dans le charmant village de pêcheurs de Mangonui, avant d'arriver en fin d'aprèm à Kerikeri. Ah au passage, il est possible d'aller explorer depuis Mangonui l'épave du Rainbow Warrior, déplacé ici pour créer un récif artificiel. En 1985, ce bateau porte drapeau de l'organisation Green Peace fut saboée (explosifs) dans le port d'Auckland par les services secrets francais, alors qu'il s'appéetait à appareiller pour protester contre les essais nucléaires français à Murruroa (Tahiti). Cet épisode n'est pas une page très glorieuse de l'action gouvernementale..

Bref, nous voilà donc arrivés à Kerikeri, porte d'entrée nord de la splendide Bay Of Island. Il y a quelques trucs intéressants à voir dans ce village: Stones Store, le plus vieux bâtiment en pierre de NZ (1836), Mission House, idem mais en bois (1822), et Rewa's Village: la reconstitution d'un ancien village maori. Enfin, les Rainbows Falls (27m) seront les dernières photos de la journée. McDO puis dodo dans une impasse, avec vue sur les petites Haruru Falls. Je crois que nous n'avons pas fini d'en voir des cascades!

12-01-2007

Roadtrip vers le nord

Vendredi 12/01/2007

Malgré le temps détestable, nous avons decidé de louer une voiture pour 3 jours, ce qui nous laisse peu de temps pour visiter le Nord de l'île. C'est une Nissan, boîte automatique: sa mission, si elle l'accepte, sera de nous amener jusqu'au Cap Reinga (pointe extrème nord) et de nous ramener ici en passant par la Bay of Island. Alors c'est parti mon kiki!

Nous empruntons la route jusqu'à Whangarei (pause repas), dont les 460000 hab en font la plus grosse ville du nord (côte pacifique). Les paysages qui se laissent deviner au travers des rideaux de pluie/nuage/brouillard sont constitués de petites montages recouvertes d'une végétation très dense, avec beaucoup de fougères, dont certaines, géantes, atteignent plusieurs dizaines de mètres de haut. Il y a également des collines à l'herbe bien grasse sur lesquelles se régalent de nombreux troupeaux de vaches, moutons et parfois biches/cerfs. Et oui, la Nouvelle-Zélande, c'est aussi ca! Une ferme géante en quelque sorte (47 millions de moutons pour 4,1 millions de personnes!).

Petit arrêt aux Whangarei Falls à proximité, une jolie cascade de 26m dégringolant sur une ancienne coulée de lave basaltique, puis nous nous dirigeons vers la côte Ouest, bordée par la très agitée mer de Tasmanie. En remontant vers le Nord, la route sinueuse se fait petite au milieu d'une végétation de plus en plus luxuriante. Avec toutes ces fougères arborescentes, on se croirait presque dans la jungle amazonienne!Notre prochain stop est à la Waipoua Kauri Forest, qui abrite des arbres énormes, les Kauris, seconds plus larges arbres au monde (derrière les baobabs). Sous une pluie battante et à tour de rôle (sur le parking, la fenêtre d'une voiture venait d'être brisée), nous nous enfoncons dans la forêt pour faire connaissance avec Te Matua Ngahere (=''le père de la forêt''), un énorme arbre dont le tronc fait 5m de diamètre. Egalement à proximité, ''The Four Sisters'', quatre gros arbres poussant au même endroit, partageant presque la même souche.

Nous repartons ensuite (vers le nord toujours) et on roule de nuit jusqu'à Rawene pour y passer la nuit, le ventre creux. Allez, je vais rêver d'un bon repas, ca va aller mieux...

11-01-2007

Rangitoto Island

Jeudi 11/01/2007

La NZ est un pays très volcanique et rien qu'autour d'Auckland, 48 petits volcans ponctuent le paysage. La dernière activité majeure dans cette région se produisit il y a 600 ans, faisant émerger à 260m au-dessus de l'océan Rangitoto Island, volcan plus ou moins considéré comme éteint aujourd'hui. Ce matin, on saute dans un ferry qui nous amène sur l'île, et 1 heure de marche plus tard, le sommet nous offre une magnifique vue a 360 degrés sur le Golfe (Hauraki Gulf) et ses nombreuses îles, ainsi que sur l'île voisine de Rangitoto (Mautupu Island) et la ville d'Auckland en arrière plan. C'est superbe (et il fait beau!). Les anciennes coulées basaltiques se voient très nettement en contrebas, mais la végétation a repris ses droits et commence à recouvrir cette roche noire volcanique. Petite ballade autour du craère (entièrement dissimulé par le couvert végétal), puis dans les Lava Caves, d'étroits boyaux souterrains formés dans les anciennes coulées de lave. Il fait noir de chez noir là-dedans! Le chemin de rando continue ensuite vers l'Est de l'île et un petit pont permet d'aller sur Motutapu Island, recouverte, elle, de collines verdoyantes tondues par des moutons. C'est étrange de voir cette si grande différence de paysages entre 2 morceaux de terre eloignés d'un centaine de mètres seulement.

Retour ensuite a l'embarcadère, subissant en cours de route les attaques enragées d'une mouette furieuse. Je lui aurais bien attrapé les pattes au passage, elle aurait moins fait sa maligne là. Il y avait sûrement un petit derrière ce comportement ''bélliqueux''. Le ferry de retour nous dépose à Devonport, une banlieue sympa d'Auckland, à voir pour ses belles maisons et quelques vieux bâtiments de type victorien, redonnant ainsi une petite atmosphère 19ème siècle. Les 2 monts volcaniques à proximité, le Mt Victorien et le Mt North Head (éteints), offrent une vue panoramique sympa sur la ville, le cône géometrique parfait de Rangitoto Island et la baie. Comme sur beaucoup d'autres points élevés, les néozélandais (ou kiwis ;-) y installèrent au 19ème quelques fortifications et canons, en réponse à une éventuelle menace soviétique. Mais où est-ce qu'ils sont allés la chercher??

Come back in Auckland à la tombée de la nuit... je me ballade en ville et une nouvelle (et dernière) fois, on se manque de peu avec Greg, tant pis. Demain, nous partons vers le Nord.

ps: depuis que je suis dans ce pays, 2 choses m'ont marqué par rapport à l'Australie: le ciel est d'un bleu très intense (sans les nuages svp) et le Soleil se couche plus tard...

10-01-2007

Visiting The City of Sails

Mercredi 10/01/2007 

C'est un miracle il fait beau, euh non pas beau, ah si beau, ben non finalement.... en fait le temps change à une vitesse incroyable, le vent amenant et chassant les nuages très rapidement. Une éclaircie de 2 minutes et hop, la Sky Tower ensoleillée est dans la boîte!

Nous occupons notre matinée a flâner dans les rues et visiter le Auckland Art Gallery (tableaux anciens et contemporains). L'après-midi, le National Maritime Museum comptera 2 visiteurs de plus. On y trouve des canoes maoris, des petites répliques de navires coloniaux, le bateau le plus rapide du monde (jetboard), différents voiliers, des expos sur la coupe de l'América, etc....

Si Auckland est surnommée City of Sails (la cité des voiles), c'est que son port de plaisance abrite un nombre impressionant  de voiliers: il y a plus de voiliers par habitant que dans n'importe quelle autre (grosse?) ville au monde. Naviguer ici autour des îles doit être vraiment agréable, surtout lorsqu'on sait que des orques rendent visite de temps en temps aux plaisanciers.

Je ne vous ai pas trop parlé de la ville jusqu'à présent. Auckland est donc située sur un isthme, entre 2 ports, et bénéficie d'un climat subtropical. La région est longtemps restée le coeur vivant du pays, la forêt, la mer et les terres fertiles apportant d'abondantes ressources à la tribu maori locale. Plus tard, les européens s'y installèrent pour les mêmes raisons et pour les grandes quantités d'eau douce disponibles. Et sa situation géographique en a attiré plus d'un: peuples de polynésie, coréens, chinois, sud-africains (...) ont rejoint les rangs et contribuent à rendre cette ville très cosmopolite.

Avant de retourner à notre backpacker, nous allons nous dégourdir les jambes jusqu'au bar Minus 5, et nous engourdir la langue à l'interieur. Minus 5 , cela veut dire ce que cela veut dire: mobiliers, comptoir, verres, sculptures...tout est taillé dans la glace et conservé dans une sorte de gros boxon refrigéré a -5 degrés. Avec les grosses doudounes et les gants qu'ils nous donnent, on a plutôt l'air de 2 russes allant boire un coup avant d'aller a la mine ;-) C'est très original, mais la grosse serveuse frustrée nous a ''très légèrement irrité''. Enfin bref, passons...

Nous devions retrouver Greg (le canadien) ce soir, mais nous nous sommes manqués de peu. Next time... 

09-01-2007

Auckland sous la pluie

Mardi 9/01/07

Ce matin, le ciel pluvieux nous pousse à aller visiter le Auckland Museum , installé dans un superbe et immense bâtiment surplombant la ville. Il propose de nombreuses expositions: formation, histoire et biodiversité de la Nouvelle-Zélande (NZ), avec entre autre des repliques d'insectes géants et d'oiseaux énormes (Moa: sorte d'autruche géante, et Haast Eagle: aigle géant) qui peuplaient autrefois ces terres, ainsi que l'histoire des tribus de polynésie et notamment celle des Maoris. On en apprend beaucoup sur leur culture et leurs croyances, toujours très présentes en NZ aujourd'hui. Cette minorité éthnique représente 15% de la population (c'est la plus large) et contrairement aux Aborigènes d'Australie, sont très bien intégrés (ou ne serait-ce pas plutôt l'inverse: les européens sont très bien intégrés?...). En fait, la plupart des villages de NZ ont gardé leurs noms maoris, deuxième langue officielle du pays avec l'anglais. Le Marae, une maison sacrée que l'on trouve dans chaque village maori et dans laquelle les ancêtres sont honorés, sert toujours de pièce centrale dans la société et culture maori.

J'ai été assez étonné d'apprendre que jusqu'à peu, ces peuples n'avaient pas d'écriture et que seules leurs paroles transmettaient leurs connaissances et les legendes concernant leurs dieux à leurs enfants...

Une autre exposition relate quant à elle les guerres et conflits dans lesqueles des maoris étaient engagés: depuis les guerres civiles inter-tribales (avant l'arrivée des Européens) jusqu'à la Seconde Guerrre Mondiale, où ils combattaient dans l'armée néo-zélandaise. Valeureux combattants....mais beaucoup furent tués.

Après le musée, visite (sous la pluie) d'une vieille église gothique en bois (1886), la St Mary's Church, ainsi que d'une cathédrale, la Holy Trinity Cathedral, mélangeant le moderne et l'ancien: il faut aimer. L'après-midi nous partons a 6kms de la ville visiter le Kelly Tarlton's Antarctic Encounter & Underwater World. Derrière ce nom barbare ce cache en fait un aquarium classique (requins, raies...), une réplique de la première base néo-zélandaise en Antarctique (Scott's Base, 1911) et un morceau de banquise où des conditions polaires y sont recrées (température, neige): des pingouins royals s'y dandinent comiquement. Malheureusement, nous nous contenterons de les observer à travers des vitres car le Snow Cat (engin à chenilles) censé nous ammener à proximité est en panne. Dommage.

Il y a un truc sympa dans ce centre: un calamar géant conservé dans une sorte de capsule réfrigérée. Oh, mère-grand, que vous avez de grands yeux! N'empêche qu'il n'a pas que les yeux de grands: on n'aimerait vraiment pas se faire attraper par l'une de ses tentacules...

Le soir, nous retournons (trempés) au backpacker puis petite soirée sympa dans un bar avec un francais rencontré là-bas.

08-01-2007

Aotearoa: à la poursuite du long nuage blanc ;o)

Lundi 8/01/07

La plate-forme située sur le toit de l'aéroport permet d'avoir une vue sur les pistes et sur le ballet incessant des avions qui atterissent et decollent , les buildings de Sydney en arrière plan. C'est sympa mais le ciel reste très voilé. Lorsque notre avion, un boing 777, quitte le continent australien, nous ne voyons malheureusement pas grand chose, purée de pois oblige. Ce sont cette fois les hôtesses d'Emirates qui nous accompagnent au dessus des nuages. Tout comme Singapore Airlines, cette compagnie est excellente: supers repas, système de divertissements très complet... J'ai bien aimé ces cameras placées au dessous et à l'avant de l'appareil, cela permet de se donner une idée de ce que le pilote voit (en l'occurence, de magnifiques nuages ;-p)

Mais au fait, où va-t-on là??

Nous nous rapprochons un peu plus du ''bout du monde'', vers le pays le plus eloigné de la France. Une terre sauvage, isolée, qui se sépara (comme l'Australie d'ailleurs) du super continent Gondwana il y a de ça 80 millions d'années. Ce fùt le dernier pays sur Terre à être découvert, puis habité et colonisé... Cela vous épates, hein? Son isolement lui permit de développer une très grande biodiversité, avec de nombreuses espèces végétales et animales uniques, tel le timide kiwi ou bien le moa, un oiseau géant disparu il y a 300 ans. Bien avant les Européens (Abel Tasman en 1642 puis James Cook en 1769), des tribus maoris (iles polynésiennes) parties à la découverte du Pacifique à bord de leurs longs canoes, s'installèrent sur cette terre intacte, et la nommèrent ''Aotearoa": le pays du long nuage blanc. Hugh!
La future Nouvelle-Zélande avait désormais un nom.

Après 2h30 de vol au dessus du Pacifique nous atterissons enfin sur le territoire néo-zélandais. Haere mai te Aoteraoa!!

Auckland, ''Tamaki-makau-ra'' en maori, nous tends les bras! Le temps est toujours aussi moche (ça m'aurait étonné) et il fait plus frais qu'en Australie. Une navette nous dépose à notre backpacker en centre-ville. Notre chambre possède une belle vue sur la Sky Tower illuminée, qui de ses 328m domine cette citée portuaire et plus grande ville de Nouvelle-Zélande également: 1,2 millions d'habitants, soit à peu près la taille de Perth.

Nous faisons une ballade rapide dans les rues, quelques courses, puis dodo à notre auberge. Merci, z'en avais besoin! (Roger Rabbit). Il y a dorénavant 12h de décallage horaire avec notre bonne vieille France...



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Florent Vétillart

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