Les Monte Bello Islands

Water Air-plane Exmouth Reef

Islands 1 Pilote Islands 2

Islands 3 Sunset Giant Cod (merou)

Nice afternoon

06/12/2007 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Atomic Islands

C'est le surnom que j'ai donné aux Monte Bello Islands, un archipel d'îles situé à environ 100kms de la côte ouest, au large de Karratha. Et pour cause, les anglais y conduisirent dans les années 50 des tests d'armes nucléaires, 3 bombes au total. Et c'est ici que je travaille ! Rassurez-vous, le niveau de radiation est aujourd'hui très faible, encore plus faible même que la ville d'Exmouth ! La faute à qui ? Probablement à ces grandes antennes de la Navy servant de transmissions dans les communications sous-marins/satellites (américains et australiens), installées à seulement quelques kilomètres du village.  Comme je vous le disais dans mon dernier post, j'ai été assez chanceux de trouver ce boulot très rapidement, avec $10 dollars restants en poche ça commençait à être un peu tendu !

Rendez-vous le jeudi midi sur l'aérodrome de la compagnie, à quelques kilomètres au sud d'Exmouth. Lyndsey et Thjis (le couple d'hollandais) ont été très sympas de m'y déposer et j'espère vraiment pouvoir les revoir un de ces quatre, ils étaient vraiment supers. Je crois qu'ils ont décidé de rester 1 semaine supplémentaire sur Exmouth (Thjis travaille en tant que serveur dans un hôtel-resto), puis commencer à descendre la côte Ouest vers Perth. Good luck to you guys !

Nous sommes 9 avec le pilote à bord d'un petit hydravion, s'apprêtant à quitter la petite piste d'envol. On était censé avoir 10kilos max de bagage par personne, je devais en avoir 30 ! Le pilote s'est mis à rigoler quand il a vu tous mes bagages : gros et petit sac à dos, tente, sac supplémentaire, chaise pliante, matelas gonflable, canne à pêche,  du coup j'en ai laissé la plus grande partie dans le hangar. Je n'aurais pas voulu être tenu responsable du crash de l'appareil à cause de mon surplus d'affaires lol ! Vu du ciel, on se rend bien compte de la taille d'Exmouth : pitit pitit. Il faut dire qu'il n'y a que 2500 habitants et des bananes (ou plutôt des émeus) vivant là. Le récif est sublime et l'heure de vol nécessaire pour rejoindre le bateau passe très vite. Dire qu'en d'autres circonstances j'aurais du payer plusieurs centaines de dollars pour un vol comme ça ! J'ai aperçu une baleine, à l'extérieur de la barrière de corail, là où la mer abandonne sa couleur turquoise pour un bleu plus profond. C'était sublime. L'avion passe ensuite à proximité de Barrow Island, une grande île surnommée les Galápagos australiennes à cause de la présence de nombreuses espèces animales rares mais menacées d'extinction. Cependant, des compagnies énergétiques (notamment Shell) qui exploitent les ressources gazifières de la région,  ont récemment reçu l'autorisation d'y implanter des infrastructures. L'île est donc sur le point de devenir un immense centre de stockage/(transformation ?) de gaz naturel, l'habitat écologique de l'île est mal barré.

Le fond océanique redevient très peu profond et nous commençons à survoler les lagons turquoises s'étirant au milieu de l'archipel...trop beau !  L'avion ne vole pas très haut et on peut apercevoir des grandes raies « planant » sous l'eau. L'amerrissage se fait ensuite toute en douceur dans le lagon ou est encré Faraday Pearl II, le « house boat », en gros le bateau sur lequel nous allons vivre.

Je m'attendais à un vieux rafiot tout pourri, mais alors là j'ai été plus qu'agréablement surpris. Si de l'extérieur il ne paye pas de mine, l'intérieur est très moderne. Nous sommes 2 par cabine (je la partage avec Dirk, un backpacker allemand), avec clim, douche, toilette, bureau etc.. trop bien. Le bateau possède 3 niveaux : le premier, ou plutôt sous-sol, est occupé par les moteurs, générateurs et différents réservoirs (eau, essence), le second accueille des cabines, la laverie, et la cuisine (important ça la cuisine !) et le coin repas (tables + bancs).Le troisième étage reçoit d'autres cabines, la mienne entre autre,  le bureau du « capitaine », et une salle plus ou moins cinéma (on a même le satellite ;-) avec des poufs pour s'affaler comme un loukoum, et un balcon au dessus de l'eau. Il y a également un escalier pour aller sur le toit.

Un deuxième « bateau maison » un peu plus petit est amarré à Faraday Pearl 2, mais il n'est utilisé que lorsque l'équipage est plus important (nous ne sommes que 14). Egalement amarrés à notre bateau se trouve le bateau-atelier, un espèce d'hangar flottant servant d'atelier pour le technicien et de lieu de stockage pour tout et n'importe quoi. C'est là en autres que l'on y stocke le matériel de pêche, plongée, etc.. Il y a même un congélateur servant uniquement pour le stockage des poissons et des appâts ;-) J'ai cru rêver quand Wade, le capitaine (qui n'a que 24 ans), m'a montré un des frigos de la cuisine en me disant : tu vois, dans ce frigo tu peux manger ce que tu veux quand tu veux. Et il y avait un bon gros poulet. Cela peut vous paraitre risible, mais cela faisait plus d'une semaine que je mangeais pâtes-riz-noodles à chaque repas et je commençais vraiment à en avoir marre ! Le poulet n'a pas eu le temps de dire ouf : hop, directement dans l'estomac,  et les restes jettés par-dessus bord n'ont pas fait long feux eux non plus. Avalés par de gros poissons.

Comment reconnaitre un bon boulot ? Facile, il suffit de regarder la proportion locaux/backpackers : la plupart des gens bossant sur ce bateau sont australiens, bon signe donc.

Alors Florent, mal de mer ou pas ? Eh non ! Car le bateau est encré dans une baie complètement protégée des humeurs du grand large par plusieurs petites îles. Les grandes vagues se formant à la rencontre du récif finissent en petit clapotis à notre hauteur...et le bateau ne tangue quasiment pas.

En quoi consiste le boulot ? Ben, en pas grand-chose en fait, hihihi, bon j'exagère un peu, mais c'est vrai que les journées passent plutôt vite. Levés le matin à 5h30 (ah oui là c'est un peu tôt quand-même), on enchaine avec un bon ptit déj. Il y a de tout : fruits, yoghourts, gâteaux, lait, café, céréales, jus de fruit, oeufs, bacons, pan cakes, blablabla..  Je n'étais plus trop habitué à autant de luxe ! Nous partons à 6h30 pétantes par équipes de 3 (ou 4), à bord de jets : Fast 1, 2, 3 et Gulf Warrior sont quatre catamarans d'une quinzaine de mètres propulsés par jet, indispensable car certains endroits sont très peu profonds à marée basse. La semaine dernière nous sommes d'ailleurs restes bloqués près d'1 heure au milieu d'un lagon sur un banc de sable.

Les paniers accueillant de 6 à 8 huitres perlières sont suspendus chacun par environ 1 mètre de cordelette à une grosse corde horizontale de plusieurs dizaines de mètres de long. Un peu comme une ligne d'eau dans une piscine, à la différence près que la ligne est encrée au fond. Des flotteurs permettent de la maintenir à la surface. On bosse avec une panoplie gants/tabliers/bottes, pas très sexy mais bien pratique. Les premiers jours nous avons nettoyé des lignes sans paniers, probablement laissées à l'abandon depuis plusieurs mois car vraiment très sales (algues, coquillages). D'ailleurs une des algues, fire-weed (ou un truc du genre) produit la même sensation de brûlure que les orties, pas très agréable donc. Puis nous avons continué avec le nettoyage des huitres. Mais dis-donc coco comment ça marche ?

Le skipper (le « chauffeur » quoi) approche le bateau assez près de la ligne (=corde), puis une personne lance un grappin pour l'agripper (la ligne, pas le skipper !) et à l'aide d'un winch, hisse la corde à notre hauteur. Le courant rend parfois l'opération assez difficile. On dépose ensuite la ligne sur des sortes de roues, une à l'avant, une à l'arrière du bateau, qui permettront de faire avancer le bateau le long de la corde. Bon, n'hésitez pas à m'arrêter si mes explications ne sont pas claires. Tiens, sur la photo ci-dessous (oh la la, c'est vrai qu'on travaille dur, je crois qu'on était en train de pêcher !), vous pouvez apercevoir la ligne en arrière plan sur le côté droit (tribord) du bateau.

 Au passage, je travaillais la première semaine à bord de Fast 2, avec Ricardo (skipper), Dirk et Isaac. On ne retire les huitres des paniers uniquement que si elles sont mortes pour en mettre de nouvelles. Quant aux perles on les récupère mais, euh... nous ne sommes pas censés les garder, héhé : une belle perle (bien nacrée) coute entre quelques centaines à plusieurs milliers de dollars! Oh là, je crois que je vais avoir plein d'amis et un bon de commande très important incessamment sous peu ! Bon plus sérieusement, la plupart des perles que nous avons récupéré dans les huitres mortes n'était pas encore bien nacrées.

En fait et si vous ne le saviez pas, la probabilité de trouver à l'état naturel une perle dans une huitre et d'1 chance sur plusieurs milliers. Mais l'être humain n'est pas si bête non non (je ne pense pas qu'un chimpanzé y aurait pensé), et il a augmenté cette probabilité à 100 %. En effet, une boule de plastique (de taille variable selon celle de l'huitre) est introduite dans le coquillage, et l'huitre va l'enrober de nacre pour se protéger. Il faut à peu près 2 ans pour obtenir une belle perle. Par contre msieurs dames, si vous découvrez une grosse perle «naturelle», c'est-à-dire formée autour d'une saleté (grain de sable..) et non d'un morceau de plastique, elle peut valoir jusqu'à plusieurs millions de dollars.

La machine que vous pouvez apercevoir au milieu du bateau sert à faire un premier nettoyage grossier des paniers. En gros, une personne dépose les paniers sur un treillis roulant à l'avant de la machine, puis ils ressortent à l'arrière plus ou moins bien débarrassés des saletés (algues, corail) qui poussent dessus. Ensuite à l'aide d'un racloir, on enlève les petits coquillages parasites poussant sur les huitres, sans pour autant les retirer du panier. Apres, zouhh, back in the water, et on enchaine avec le panier suivant. Il y a en général 100 paniers par ligne, et nous sommes censés nettoyer 6 ou 7 lignes par jour, c'est-à-dire pas grand-chose.

Faire ce boulot là 8 heures durant serait sans doute très casse-pied, mais ici on est en Australie, mate ! No worries, prends ton temps le boss n'est pas là. Ah bon ben si c'est le skipper qui dit ça alors!Ils sont loin d'être stressés ces australiens. Tout d'abord, il est rare que nous bossions à proximité du house boat, les lignes se trouvant parfois assez loin dans d'autres baies. Du coup, le temps que nous passons pour y aller est toujours ça en moins sur le temps de travail. Ensuite, à chaque fois qu'une ligne est finie, on prend 5 à 10 minutes de pauseJ. Par ailleurs, nous avons un smoko (=pause café/sandwich) d'une demi-heure à 9h, puis la pause repas d'une demi-heure également à midi, et nous sommes censés finir de bosser à 16h. C'est marrant mais je crois que le plus tard qu'on ait finit était 15h30. En général, c'est plutôt du 15h voire 14h! Et lorsqu'on contacte Wade (capitaine) par radio pour lui dire que l'on a terminé plus tôt et lui demander si il y a d'autres choses à faire : pas de soucis les gars, journée finie : enjoy ! Bon parfois il nous demande de faire 3 bricoles mais c'est bouclé en 10 minutes. Je crois en fait que ça arrange tout le monde de ne pas se stresser. Cela serait sans doute différent si les patrons étaient à bord (d'ailleurs je ne sais même pas qui sont les patrons, je crois que ce sont des associés possédant plusieurs compagnies et vivant sur Perth).

Autre type de boulot effectué : l'avion apporte des frigos dans lesquels sont conservées des bébés huitres, placées sur des lattes en bois. On attache ces dernières dans des paniers vides que l'on recouvre ensuite d'un filet (les mêmes que ceux que l'on a sur la tête pour se protéger des mouches !).

Sans trop tarder, pour éviter que les jeunes huitres ne sèchent, les paniers sont remis dans l'eau et attachés sur la ligne. Pas trop compliqué !

Dernières choses à faire avant de débaucher: nettoyer le bateau à l'aide de tuyaux d'arrosage, vérifier les niveaux d'huile et d'essence, couper l'alimentation des batteries et fermer différentes vannes dans les cales. Par ailleurs, le jeudi est « journée maintenance » : on ne part en général pas en mer et nettoyons juste notre bateau et ses 3 moteurs de fond en comble : graissage, remplissage, nettoyage, revissage, etc... c'est vraiment facile et pépère.

Fast 4 est utilisé la plupart du temps par les plongeurs dont le rôle est de ré-ancrer les lignes détachées, récupérer les paniers ou huitres perdus, etc., maintenance sous-marine quoi.

De retour sur le house boat, nous avons un deuxième smoko (apéritifs, fromages, gâteaux..) qui nous attend à 16h. Le « remplissage » suivant est à 18h30 pour le diner : trop bon ! Chelsea, la cuisinière, prépare pas mal de choses à chaque fois : viandes, poissons, crevettes, légumes, féculents, desserts, etc... on se croirait dans un bon resto. Je pense que la compagnie dépense vraiment pas mal d'argent dans la bouffe. Personnellement j'ai l'impression de passer mes journées à manger ! Heureusement nous avons quelques appareils de muscu à dispositionJ. Ah oui également, nos cabines sont nettoyées tous les jours, ainsi que notre linge, par Petra, une australienne vraiment très sympa.

Ce que j'apprécie beaucoup dans ce job est d'avoir pas mal de temps libre : le soleil se couchant aux alentours de 7h30- 8h, nous avons plusieurs heures devant nous (après avoir débauché) pour aller pécher,  plonger autour des massifs de corail, bronzer sur une plage  (radioactive! Cf photo) ou faire du bodyboard (tracté à l'arrière des jets), bien fun. On est en effet autorisés à emprunter des hors bords, ou parfois les jets si nous sommes plus nombreux. Tiens en ce qui concerne la pêche c'est assez amazing : les poissons sont tellement gros qu'il faut vraiment une ligne très costaud, surtout si l'on pêche depuis le house boat. Il y a en effet tout un tas de Lemon Sharks, bien contents de casser les lignes et de récupérer de beaux piercings. Cela arrive tellement souvent que je suis sûr que certains requins ont une dizaine d'hameçons logés dans la gueule. Le spécimen ci-dessous devait faire à peu près ma taille; même si l'image n'est pas de très bonne qualité on peut voir quelques poissons suceurs qui restent fidèles à leur maimaitre. Mais il a cassé ma ligne lui aussi, c'est puissant ces bêtes là. Autant dans la journée je n'ai pas de problème pour aller me baigner, autant lorsque le soleil se couche je ne mettrai pas un seul de mes orteil dans l'eau. Il y a vraiment beaucoup de requins.

Tiens tant que j'y pense, il y a apparemment un énorme mérou (1m80) qui vit sous le bateau (cf. photo), et les plongeurs s'amusent à le nourrir, c'est un peu comme leur chien. Mais lorsque la saison des cyclones approche il part se réfugier ailleurs, et ne revient que quelques mois plus tard. Heu, il se trouve que monsieur poisson a déserté les lieux donc, euhh... les cyclones ne devraient pas trop tarder. On aura donc peut être la chance de vivre l'enfer d'un cyclone ! Non je plaisante, lorsqu'un cyclone approche (on le sait 24h à l'avance), l'avion vient nous chercher, et les différents bateaux (à l'exception du house boat) sont encrés en lieu sûr. Pourtant je crois qu'ils ont déjà perdu plusieurs bateaux les années précédentes.

Pour rester dans le registre pêche, il y a également pas mal de grosses langoustes, mais quand je dis grosses c'est vraiment grosses. Je ne sais pas si ce sont les tests nucléaires qui les ont fait pousser comme ça, mais certaines sont vraiment impressionnantes. Il faut des gants pour les attraper car leurs têtes sont recouvertes d'excroissances pointues. Mais elles n'ont pas de pinces, c'est toujours ça. J'ai du relâcher celle que j'avais attrapé car elle était trop petite. Mouais si on veut, mais elle faisait quand-même bien la taille de mon bras avec les antennes ;-( Ci-dessous une photo prise par Monte Bello Safari, une compagnie charter qui vient nous dire bonjour de temps en temps.

Lorsque nous partons faire de la plongée (snorkelling) il est important de se méfier de certaines bébêtes style poisson pierre, serpent marin, Tiger Shark (...) et Blue Octopus, une petite pieuvre bleue très dangereuse (arrêt cardiaque en quelques minutes), qui a le chic pour se loger dans des coquillages morts. Donc pas question de lécher les coquillages ramassés (on ne sait jamais), les mettre dans son slip, dormir avec, écouter la mer (pas de doute elle est bien là ). En gros se méfier des coquillages morts et de ceux encore vivants avec des superbes couleurs qui flashent (attrayant = danger). J'ai été en fait assez surpris de voir la profusion de corail et de vie animale dans cet archipel : c'est vrai que 50 ans après les événements nucléaires, je ne pensais pas que la nature aurait reprit ses droits si vite. Le matin lorsque nous prenons notre petit déj, il y a souvent des dauphins nageant autour du bateau, et dans la journée on aperçoit des quantités de tortues marines grignotant les algues attachées aux lignes. J'en ai même recueillit une, un bébé, pas plus grand que la paume de ma main, trop mignon ! Un soir alors que nous pêchions, une énorme raie Manta s'est mise à sauter hors de l'eau, c'était assez impressionnant.

En ce qui concerne la météo nous sommes assez chanceux. Alors qu'à Exmouth les températures atteignent parfois plus de 40 degrés (46 degrés la semaine passée), la brise marine, quasi-constante et d'intensité variable tempère la chaleur. Du coup c'est tout à fait supportable, il ne fait pas trop chaud, et nous avons la chance de pouvoir travailler à l'ombre sur le bateau. Inconvénient cependant: lorsque le vent souffle de la côte il apporte pas mal de mouches. Put*** : a plus de 100kms des côtes elles sont toujours là ces  biiiiiippp. (ah, j'ai été censuré.). J'ai été cependant assez content de retourner à Exmouth cette semaine, car mes mains commençaient à souffrir un peu. Je ne sais pas si c'est le fait de porter des gants, mais j'ai les doigts assez esquintés. De plus, je bossais la deuxième semaine avec une autre équipe, et j'ai eu pas mal de mal à supporter le skipper, un gamin de 19 ans ne connaissant pas le respect et se croyant tout permis. Heureusement ça allait un peu mieux à la fin.

Bref, cela fait une semaine que je suis de retour sur le plancher des vaches, passant la plus grande partie de mon temps à m'occuper de détails administratifs. Je compte en effet m'inscrire dans un master à l'University of Queensland, à Brisbane, et les cours commencent fin février. Je reste cependant réaliste car je sais que je n'ai pas beaucoup de chances d'être accepté. Ils préfèrent en effet que les étudiants aient 2 ans d'expérience professionnelle en pré-requis, mais on ne sait jamais. Je suis également en train de déposer une inscription à l'université pour 5 semaines de cours d'anglais, afin de préparer le test d'anglais IELTS qui aura lieu le 2 février. Au passage, merci Papa et Maman pour votre aide ;-). Ces cours commencent le 7 janvier donc il faudrait que j'arrive à Brisbane début janvier. Cependant tout n'est pas réglé, et me retrouver sur un bateau sans accès internet ne va pas me faciliter les tâches.

Donc (presque) finit la plongée, la pêche et la télé après le boulot! Place à l'anglais maintenant ! Je retourne sur les Monte Bello Islands aujourd'hui pour 3 semaines, ce qui veut dire que je passerai Noël en plein Océan Indien ! Original...mais ça m'aurait fait plaisir de le faire en famille. En tout cas ca va faire du bien de redormir dans un bon lit, car pieuter sous une tente avec un matelas pourri n'est pas forcement très reposant.

Allez, à bientôt tout le monde !



Etapes :
Monte Bello Islands

Snorkelling Working Day Gulf Warrior

Small Island Funny Crow Long Hair

Emus Kangaroos

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Florent Vétillart

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