Florent VétillartDown Under !
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C'est donc sur cette région d'Australie que j'ai jetté mon dévolu pour ces prochaines semaines. En fait, j'ai longtemps hésité entre monter sur Adélaide ou bien partir en Tasmanie, le boulot se faisant de plus en plus rare dans le Victoria (région de Melbourne) en ce moment. Le problème avec la Tasmanie, c'est que le froid commence vraiment à se faire ressentir, et puis il n'est pas forcément évident de trouver un job là-bas en cette période de l'année. J'irais plus tard
Après 3 jours de "paresse" à St Kilda, je fais mes adieux à Annie, Clara et Amy avec qui j'ai vraiment passé de bons moments, puis réserve à l'arrache un billet de bus pour le soir même, direction Adelaide. Ce bus de nuit relie en 10 heures Melbourne et la capitale du South Australia. Avant le départ, le chauffeur nous previent: ok les gars, parfois il arrive que l'on "rencontre" des kangourous sur la route. Si cela se produit, je ne pourrais malheureusement pas les éviter... Et ça n'a pas loupé! Le kangourou n'a pas fait long-feu face au bus de 25 tonnes (énorme ce bus!) qui s'avançait vers lui. Nous avons entendu un bruit sourd, mais c'est tout. Il y a tellement de kangourous renversés sur les routes, on comprends mieux pourquoi les véhicules sont équipes d'imposants par-bluffes.
Un gamin qui braille sans interruption, le bus qui s'arrête toutes les 2 heures, mes pauvres fesses au-dessus du vide (mon voisin était plutôt une belle bête et se plaisait à ronfler comme un tracteur), je n'ai quasiment pas fermé l'oeil de la nuit. Arrivé à 6h du mat à Adelaide, je déambule crevé dans les rues désertes pour enfin trouver mon backpacker....fermé, évidemment, grrrhh. Obligé d'attendre 3h30, puis la fille à la réception super désagréable me déclare que l'auberge est complète, ce qui est faux et je le sais. J'insiste j'insiste, puis elle essaye de m'arnaquer sur le prix. Pas trop d'humeur à rigoler, je ne me suis pas laisser faire et j'ai au moins pu obtenir ce que je voulais: un lit à bon prix. Mais c'est quand même dingue un tel comportement! Tiens, ça alors, je me retrouve dans un dortoir de 10 lits...vide! J'ai ensuite passé l'après-midi à me ballader dans les rues, avec peut-être dans l'espoir de trouver du boulot, mais le dimanche les agences sont fermées. Adelaide n'est certes pas aussi animée que Melbourne (il n'y a que 1,5 millions d'habitants), mais cela reste une ville calme et plutot agréable.
Lundi, je passe la journée à éplucher les annonces d'emplois sur internet et à prendre contact avec les fermes et agences de la région. A chaque fois, toujours la même reponse: ah vous n'avez pas de voiture? ah ben on ne peut rien faire pour vous alors. Je suis également allé prendre quelques infos à l'université d'Adelaide et à l'université de South Australia (euh, humhum...oui, je ne vous cache pas que j'ai un petit projet derrière la tête..), situées toutes les deux en centre-ville sur les bords de la Torrens River. Quoi d'autre? Ah oui, j'ai rencontré des gens vraiment sympas, dont Julie, une française que je reverrai sûrement bientôt, et Darayus, un étudiant indien qui m'a promit de m'aider à trouver du boulot.
Mardi, coup de fil. Youhou, j'ai enfin un job! L'olives picking me tend les bras. Le gars au bout du fil, Nathan, à l'air vraiment sympa, et du coup je m'empresse d'accepter le boulot. Je rejoins les 2 allemands qui vont bosser avec moi (l'un d'eux à une voiture), et nous partons à Willunga au sud d'Adelaide, sur la Péninsule de Fleurieu. Ma première impression était décidemment la bonne. Nathan, super sympa, nous invite à boire un coup dans une brasserie et nous décrit le boulot. Lui (36 ans) et son pote Ed (32) ont monté ce business ensembles: ils cueillent les olives de différents exploitants en Australie meridionale (=South Australia), ces olives étant ensuite destinées soit à la confection d'huile d'olive, soit à la consommation. Je crois que j'ai vraiment de la chance d'avoir trouvé ce job, car: nous allons voyager un peu partout en South Australia (sur différents domaines agricoles), nous ne payerons pas le logement, ce n'est pas trop mal payé (15 dollars/heure), les "patrons" sont cools, il y a au minimum 10 semaines de boulot assuré, les allemands sont sympas, etc. Cette nuit, nous dormons dans un logement de fonction à Willunga, près de l'entrepot où sont pressées les olives.
Mercredi, première journée de boulot. Nous partons le matin sur un verger è quelques kilomètres de là et nous rencontrons enfin le deuxième "boss", Ed, très souriant. Ah, ça s'annonce bien! Ah oui au passage, ils font le plein du camion et du tracteur+ engin utilisé pour secouer les arbres: 1000 dollars d'essence!! Gloups.
Alors l'olives picking, comment ça marche? En fait, on ne s'amuse pas à cueillir les olives à la main (non, sans blague?), mais les machines font le boulot à notre place. Un engin muni d'une grosse pince attrape les troncs des oliviers et les secoue pour faire tomber les olives. Une deuxième personne conduit le tracteur qui tire une longue et étroite remorque munie d'un tapis roulant. Trois autres personnes (en l'occurence les 2 allemands et moi pour aujourd'hui) tirent 2 bâches (enroulées sur la remorque) et les déploient sur le sol de part et d'autre du tronc. Les olives tombent donc sur les bâches et lorsqu'on les enroule de nouveau, atterissent sur le tapis roulant puis dans une bin (caisse) en fin de remorque. Bon, ce n'est pas très bien expliqué mais je prendrai des photos, vous comprendrez mieux. Ce qui est cool, c'est que les prochaines fois nous alternerons le boulot: tantôt aux commandes du tracteur, tantôt à bord de l'engin qui secoue, ou bien comme aujourd'hui, au déploiement des bâches. Le soir après le boulot, Ed et Nathan nous emmènent boire des bières (ahhh :-) dans un bar sur les hauteurs de Willunga: vue sur l'Océan en contrebas, avec au loin Adelaide qui commence à s'illuminer. Au fait, nous sommes le 25, c'est un jour ferié en Australie: l'Anzac Day (remémorant les combattants morts durant la première guerre mondiale). Et ce jour-ci, tous les australiens s'adonnent à un jeu de pari normalement interdit le reste de l'année. Une australienne, Amanda, nous invite à la rejoindre elle et ses amis sur la pelouse pour jouer à ce jeu d'argent. Je n'ai rien gagné, mais rien perdu non plus. En tout cas, c'était une soirée bien sympathique. Le soir dodo avec Manni, l'un des allemand chez Ed, tandis que Christian l'autre allemand dort chez Nathan. La copine (et future femme) d'Ed, Emma, est vraiment adorable, au menu: pizzas, bières et gateau en dessert.
Aujourd'hui jeudi, le temps est pourri, il pleut comme vache qui pisse donc c'est grasse mat. La villa est construite sur une colline, avec une superbe vue sur la vallée et sur l'océan. On peut même apercevoir Kangaroo Island au loin. Nous n'avons pas grand chose à faire aujourd'hui donc on reste ici à regarder des films (écran géant bien entendu ;-), et j'en profite donc pour écrire ce message. Nous sommes allés faire un tour cet aprèm avec le 4x4 d'Ed visiter sa propriéte, il a environ 30000 oliviers, puis faire un tour sur les plages (sable blanc) en contrebas. C'est vraiment beau, mais la pluie n'en finit pas de tomber....donc nous sommes au chomage technique pour le moment :o) Mais sympa le chomage quand-même! Cela change de Shepparton! Voilà, je termine ce message posé dans le canapé; Ed et Manni ont attaqué un whisky 10 ans d'âge (beurk): ce soir, je crois que l'on a droit à un barbecue, si cher aux yeux des australiens. Bye
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